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Hockey olympique : le supplice chinois

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Alors qu’on se retrouve à moins de 11 semaines du début des Jeux olympiques de Pékin, plusieurs observateurs s’inquiètent de la participation de la Chine au tournoi de hockey masculin.

C’est notamment le cas du Montréalais Mark Simon, qui a été entraîneur pendant 14 ans dans l’Empire du milieu.    

«Ça ne fait pas beaucoup de sens que l’équipe chinoise joue dans un tournoi de cette envergure», avoue sans détour celui qui a également travaillé pour le Red Star de Kunlun dans la Ligue continentale (KHL).

En entrevue avec Jean-Philippe Bertrand au balado La Dose, Mark Simon n’a démontré aucun optimisme pour l’équipe chinoise, à moins que l’on permette à des joueurs avec des origines ancestrales de se joindre à l’équipe.

«Sans ces joueurs-là, on parle de défaite de 30 à 0. Avec eux, peut-être 15-0.»

Présentement, l’équipe de Kunlun en KHL compte sur des joueurs comme Tyler Wong, Brandon Yip et Spencer Foo. Trois Canadiens avec des origines chinoises. Et pour l’instant, ils ne sont pas éligibles à porter le chandail de la Chine pour la compétition olympique en 2022.

Contrairement à la Corée en 2018, la Chine ne semble avoir fait aucun effort additionnel pour présenter une équipe plus compétitive.

«Oui il y a plusieurs joueurs de hockey, mais ils n’ont pas le système de Hockey Canada ou USA Hockey, donc ça nuit au développement», déplore Simon qui a récemment décidé de revenir au pays.

En septembre, le nouveau président de l’IIHF Luc Tardif avait fait part de ses inquiétudes concernant l’équipe de Chine.

«Voir une équipe se faire battre 15-0, ce n’est bon pour personne, ni pour la Chine, ni pour le hockey sur glace», avait-t-il estimé.

L’IIHF a toutefois confirmé au cours des derniers jours que le pays hôte sera bel et bien du tournoi dans un groupe formé du Canada, des États-Unis et de l’Allemagne.