Canadiens de Montréal

CH: deux offres de transaction

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Si vous étiez Marc Bergevin, qui échangeriez-vous en priorité parmi les vétérans des Canadiens? 

La question a été posée mercredi aux journalistes Nicolas Cloutier et Anthony Martineau à l’occasion de leur chronique hebdomadaire à l’émission «JiC».  

Cloutier a été le premier à se prononcer et il a opté pour une offre de type «package». 

«Si j’étais Marc Bergevin, j’essaierais de créer une enchère. J’appellerais tous les clubs prétendants à la coupe Stanley et je leur offrirais Ben Chiarot et Joel Armia. Ce sont deux gros bonhommes qui sont faits pour le hockey des séries et qui permettraient à l’équipe impliquée de passer à un autre niveau. Le retour pour ces deux gars-là serait selon moi intéressant : un choix de premier tour et un espoir.»

Jean-Charles Lajoie est alors intervenu, mentionnant qu’il était d’avis que le CH pourrait recevoir cette compensation en offrant seulement Chiarot aux autres équipes. 

«Eh bien ça voudrait dire qu’avec un gars comme Armia inclut dans l’offre, le retour pourrait être très, très intéressant», a rétorqué Cloutier.  

Crédit photo : Photo Martin Chevalier

«Et par qui remplacerais-tu Chiarot et Armia?», a questionné Lajoie. 

«Par Jesse Ylonen et par l’un des nombreux espoirs qui poussent à la position de défenseur gaucher dans l'organisation», a précisé le journaliste. 

«Il y a un maudit gros problème» 

Anthony Martineau a, de son côté, emprunté une avenue un peu plus controversée, ciblant un joueur établi à Montréal depuis plusieurs années : Brendan Gallagher. 

Pour le journaliste, il faut laisser les émotions de côté et savoir reconnaître que le contrat de l’attaquant (entente de six ans lui rapportant annuellement 6,5M$) deviendra rapidement très lourd pour le CH. 

«Quand un joueur en est à la première saison d’un très généreux contrat de six ans et qu’on défend déjà ladite entente en mentionnant: "oui, mais le gars travaille fort", il y a un problème. Un maudit gros problème. À 6,5M$ par année, tu dois faire plus que travailler fort.  

«Et de toute façon, le travail acharné ne remplace pas les innombrables séquences où il se retrouve sur le derrière, ni les présences de dix secondes où il revient au banc complètement essoufflé. Et surtout, ça n’efface pas les nombreux gestes d’égoïsme de la part de Brendan Gallagher.»

Le reporter a poursuivi sur son élan. 

«Les dernières fois où Brendan Gallagher s’est fâché, ce n’est pas parce qu’il avait l’équipe à cœur. C’est plutôt parce qu’il était en colère d’avoir raté un filet désert, qu’il en voulait à Romanov pour une couverture trop intense à l’entraînement, ou qu’il était en beau fusil contre Barclay Goodrow pour un geste qui ne le concernait que lui et lui seul.»

Comment vendre Gallagher? 

«JiC» a alors senti le besoin d’intervenir. 

«Je sais tout ça, Anthony. Mais si tu dis tout ça aux autres directeurs généraux, tu penses vraiment qu’ils vont vouloir prendre Gallagher?»

Martineau, dans un éclat de rire, a alors proposé son plan. 

«Il peut être alléchant pour certaines équipes, mais si tu retiens une partie de son salaire. Ça reste un gars qui travaille fort et dont l’effort n’est jamais remis en doute.

Crédit photo : Martin Chevalier / JdeM

«Si un jour tu veux bâtir autour de Nick Suzuki et Cole Caufield, tu vas devoir gérer des jeunes qui vont vouloir du temps de glace, des opportunités et de l’argent. Brendan Gallagher est présentement un handicap pour le Canadien de Montréal.»

Nicolas Cloutier a, à ce moment, précisé le fond de sa pensée concernant un potentiel échange impliquant «Gally». 

«Si tu veux réussir à "passer" Gallagher, je pense que tu dois le vendre en vantant ses intangibles, car pour l’instant, son jeu sur la patinoire n’est pas fameux. Ce qu’il peut amener dans un vestiaire en termes de bravoure et de détermination. Ça, ça peut intéresser des clubs.»

Les trois intervenants ont aussi discuté de l'épineux dossier de l'espoir Jordan Harris. Voyez le segment complet en vidéo principale.