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Ce n’est que partie remise pour Jennifer Bellerose

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Jennifer Bellerose devait chanter l’hymne national devant son idole P.K. Subban avant l’affrontement des Devils du New Jersey prévu mardi soir à Newark, mais la COVID-19 a fait des siennes.

En effet, une éclosion du virus au sein de l’équipe visiteuse, les Sénateurs d’Ottawa, a contraint la Ligue nationale de hockey à reporter ce duel.

L’artiste de 15 ans et ses deux parents ont donc fait le voyage au New Jersey en vain, eux qui sont partis pour les États-Unis vendredi et qui sont finalement revenus dans la Belle Province dans la soirée de mardi.

«C’est sûr que Jenny avait le cœur gros quand on nous a annoncé qu’elle ne chanterait pas. Les gens ne le réalisent peut-être pas, mais c’est stressant pour elle dans les jours précédant ses performances», a raconté le père de Jennifer, Jean-François Bellerose, lorsque joint au téléphone.

Heureusement pour la famille, ce n’est que partie remise.

«Tout est tombé à l’eau pour cette fois-ci, mais la dame qui s’occupe des hymnes nationaux chez les Devils a vraiment été super avec nous. Elle nous a proposé deux nouvelles dates et j’ai le plaisir de vous dire que Jennifer chantera le 31 décembre au Prudential Center», a révélé le paternel.

«On s’est dit que c’était un peu plate, mais nous avons tout de même passé deux belles journées à New York et nous avons maintenant la chance de fêter le Nouvel An dans la Grosse Pomme.»

Merci au Drakkar

Jennifer Bellerose est bien connue dans le monde du hockey québécois, elle qui chante l’hymne national aux quatre coins de la province, et ce, depuis qu’elle a seulement 10 ans.

Le 30 décembre, elle devait d’ailleurs l’interpréter au domicile du Drakkar de Baie-Comeau. Parmi tous les arénas où évolue l’une des formations québécoises de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), le Centre Henry-Leonard est le seul endroit où elle n’a pas encore entonné l’hymne canadien.

Il sera toutefois impossible pour Jennifer d’être à Baie-Comeau le 30 décembre et de se présenter au New Jersey le lendemain.

«Nous avons toujours parlé à Jenny de l’importance de respecter ses engagements. [Quand les Devils] nous ont proposé la nouvelle date, elle nous a tout de suite dit que nous ne pouvions pas, parce que nous avions un engagement avec le Drakkar.»

Fier de voir la première réaction de son enfant, M. Bellerose a tout de même appelé l’organisation de Baie-Comeau.

«Ils ont été tellement compréhensifs chez le Drakkar. On nous a dit de ne pas manquer cette occasion et qu’il y avait plein d’autres matchs où Jennifer pourra venir compléter son tour des arénas de la LHJMQ.»