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Kevin Lowe a vécu un mois digne d'un scénario de film

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Le présent mois de novembre est digne d’un scénario de film pour le Québécois Kevin Lowe, avec le retrait de son chandail par les Oilers d’Edmonton et son intronisation au Temple de la renommée du hockey. 

Advenant une éventuelle production, l’ancien hockeyeur pourra toujours compter sur son fils le plus âgé, Shane Fennessey.   

«N’ayant pas grandi auprès de mon père, je le connaissais comme ce grand joueur de hockey ayant gagné six fois la Coupe Stanley, a confié Fennessey, expliquant pourquoi il ne porte pas le même nom de famille, lors d'une touchante rencontre effectuée à Toronto en marge du long week-end d’intronisation. Mais quand je suis déménagé à Edmonton, à l’âge de 22 ans, pour passer plus de temps avec le reste de la famille, je suis devenu fier de ce qu’il est en tant que personne et non plus seulement comme un fantastique joueur de hockey.»

Question de résumer le portait familial, Fennessey a grandi dans la région de Vancouver avec sa mère et il voyait sporadiquement son père durant l’été. Devenu adulte, il a toutefois voulu rattraper le temps perdu. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé en Alberta, tout près de Kevin, mais aussi de sa belle-mère Karen et de quatre demi-frères et demi-sœurs (Keegan, Devyn, Darby et Karly).

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«Être le fils de Kevin Lowe, c’est de vivre un peu dans l’ombre. Les chaussures sont grandes à chausser, j’espère simplement que lorsque j’aurai son âge, les gens auront une opinion semblable de moi en tant que personne, que celle qu’ils ont de lui», a ajouté Fennessey, qui vante la gentillesse de son père.

Une production à venir?   

À n’en point douter, Fennessey, 33 ans, laisse tranquillement sa propre trace dans son domaine, lui qui œuvre dans la production de documentaires sportifs. Déjà, il a été coproducteur pour le documentaire «Making Coco : The Grant Fuhr Story» et, plus récemment, il a offert des œuvres mettant en vedette le combattant d’arts martiaux mixtes Michael Bisping et la nouvelle vedette des Oilers Connor McDavid.

Crédit photo : Photo d'archives, AFP

Pourrait-on avoir droit à un documentaire sur Kevin Lowe un jour? Fennessey penche plutôt sur un projet de documentaire résumant la dynastie des Oilers à la fin des années 1980.

«Ce qui rendait cette équipe si spéciale, c’était la connexion présente entre les différents joueurs, qui sont maintenant sept au Temple de la renommée, soit Gretzky, Kurri, Fuhr, Coffey, Messier, Anderson et Lowe, a répondu Fennessey. La manière dont ils jouaient ensemble ont fait le succès des Oilers et j’imagine une production sur tous ces joueurs afin de montrer comment ils ont fait face à l’adversité. C’est une œuvre à réaliser à laquelle j’ai pensé plus d’une fois.»

Médaillée olympique et «super mom»   

À propos de la grande famille de Kevin Lowe, elle est chapeautée par Karen Percy-Lowe, la mère de ses quatre autres enfants, avec qui il est marié depuis 1990. Avant de fonder une famille, celle-ci a connu sa propre carrière sportive comme skieuse, ayant d’ailleurs été double médaillée de bronze en descente et en super-G aux Jeux olympiques de Calgary, en 1988. Elle avait également eu l’honneur d’être la porte-drapeau du Canada à la cérémonie de clôture.

«Tu n’atteins pas les sommets de ton sport sans être ultra-compétitif et je crois qu’ils ont fait et qu’ils font toujours une belle équipe, car elle comprend la détermination requise pour être un athlète, a confié Fennessey, montrant tout son respect pour celle qui est devenue sa belle-maman. Quand elle s’est retirée du ski, elle souhaitait élever une famille, ce qu’elle a fait avec mes quatre demi-frères et demi-sœurs. Elle a probablement mis autant d’efforts pour la famille que pour sa carrière sportive, car elle a toujours été une "super mom".»

La présente intronisation de Kevin Lowe avait d’ailleurs de quoi rappeler certains souvenirs à l’ancienne skieuse. En 1992, Karen Percy-Lowe était effectivement élue au Temple de la renommée du ski canadien. Puis, en 2000, elle fut admise au Temple de la renommée des sports de l’Alberta.