Crédit : Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Jonathan Drouin: un dossier «super délicat»

Publié | Mis à jour

Le dossier Jonathan Drouin devient de plus en plus délicat à gérer, tant pour les Canadiens de Montréal que les médias.

C’est le constat qui a été émis par l’animateur Jean-Philippe Bertrand et le journaliste Marc-André Perreault au balado La Dose, lundi. 

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Certains internautes se sont indignés du fait que les journalistes ont rapporté que Jonathan Drouin a obtenu le feu vert des médecins pour affronter les Bruins de Boston, dimanche dernier. 

L’attaquant a passé son tour, car il ne se sentait pas assez confortable.

«Je m’excuse, mais il n’y a pas un collègue qui a donné cette information avec quelconque sous-entendu, a fait savoir Perreault, un peu remonté. Les faits sont les suivants et ont été donnés par Dominique Ducharme : Jo a le feu vert et il ne se sent pas à l’aise, that’s it, that’s all

«Les gens, arrêtez de garrocher des roches aux médias. Ça me fâche un peu, c’est toujours la faute des médias, alors que Jonathan Drouin a été traité avec respect.»

Jean-Philippe Bertrand, lui, s’est demandé si la situation n’engendrait pas un malaise dans le vestiaire de l’équipe, sachant que plusieurs joueurs sont passablement amochés à l’heure actuelle. 

«Je pense à un gars comme Brendan Gallagher, rappelle-toi la photo pendant les séries, la face en sang et il continue à jouer. Et là, depuis le début de l’année, on ne se fera pas de cachettes, son corps tient avec du tape et de la broche. 

«Donc, quand il entend que Jonathan Drouin ne se sent pas à l’aise de jouer... Je suis convaincu que dans le vestiaire des Canadiens, il y a un paquet de joueurs qui grincent des dents.»

La réalité est que tous ne composent pas avec la douleur de la même façon. Le corps de chaque athlète est différent. 

«Ce n’est pas tout le monde qui a le même seuil de tolérance à la douleur, a précisé Marc-André Perreault. On peut penser à un exemple extrême, celui de Shea Weber qui jouait pratiquement sans pouce et avec deux genoux scrap.

«Mais Drouin a le droit, c’est son corps. Le Canadien, clairement, ne met pas de pression sur Jo, et c’est peut-être la bonne nouvelle, puisqu’on respecte sa décision.

«On marche sur des œufs. Oui c’est un dossier super délicat. On se fera pas de cachettes...»