Crédit : Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Alouettes de Montréal

Les Alouettes freinent leur série de défaites

Publié | Mis à jour

Les Alouettes devaient gagner pour conserver l’espoir de présenter la demi-finale de l’Est au Stade Percival-Molson. Ils ont répondu à l’appel avec une victoire de 28 à 14 contre les Blue Bombers de Winnipeg devant une foule de 12 605 spectateurs qui ont bravé la pluie et le froid.

Du même coup, les hommes de Khari Jones ont freiné une série de deux défaites. Ils ont mis fin à la séquence de neuf victoires des Blue Bombers qui avaient décidé de reposer plusieurs réguliers pour l’occasion. 

Après un début de match difficile où les visiteurs ont marqué le premier touché du match, les Alouettes ont pris les commandes de la rencontre avec deux touchés avant la fin de la première demie. Ils n’ont plus regardé derrière eux par la suite.

À son deuxième départ dans l’uniforme montréalais, Trevor Harris a démontré de quel bois il se chauffait. Il a compliqué 18 de ses 25 passes pour des gains de 144 verges de gains et trois touchés. Il a aussi commis une interception en fin de match.

Le vétéran de 35 ans n’a pas été spectaculaire, mais il a été efficace dans sa pochette protectrice. On a vu plus de cohésion entre lui et ses receveurs.

Il y a une belle chimie qui est en train de s’installer entre Harris et Lewis. D’ailleurs, le receveur a inscrit deux des trois touchés des Alouettes dans cette rencontre. Reggie White fils a réussi l’autre.

En ce qui a trait à la ligne offensive, elle a tenu le coup même si elle a accordé trois sacs à l’excellente ligne défensive de Winnipeg. On peut parler d’une victoire morale avec toutes les blessures de cette unité.

La défensive s’amuse 

Les Blue Bombers avaient décidé d’accorder un repos à leur quart Zach Collaros et à leur bloqueur Stanley Bryant. Leur attaque n’avait pas le même mordant.

Et la défensive montréalaise en a profité pour faire passer un après-midi d’enfer à l’attaque manitobaine. Elle a accordé un total de 217 verges aux visiteurs tout en interceptant le quart Sean McGuire à quatre reprises.

C’est de bon augure à deux semaines des éliminatoires. Si la défensive continue de jouer de cette façon, les Alouettes ont de bonnes chances de surprendre les observateurs.

Des hauts et des bas 

Il s’agissait du baptême du feu pour le bloqueur Nick Callender. La recrue a connu un après-midi en dents de scie. À plusieurs reprises, on l’a vu se faire déborder par un ailier défensif des Blue Bombers. Visiblement, il a besoin d’engranger plus d’expérience.

Dequoy se démarque 

Le Québécois Marc-Antoine Dequoy s’est signalé avec quelques bons jeux en deuxième demie. En plus de réaliser un plaqué important sur les unités spéciales, l’ancien des Carabins a rabattu une passe. Il a retrouvé son rythme de croisière après avoir été à l’écart du jeu pendant plusieurs semaines.

L’étincelle de Jackson 

Martese Jackson a réussi un retour de dégagement de 28 verges au troisième quart. C’est le meilleur jeu des Alouettes dans cette circonstance depuis plusieurs semaines. On va souhaiter que l’Américain puisse bâtir sur cette séquence en prévision des éliminatoires. Les Alouettes auront besoin d’un Jackson au sommet de son art.

Une série de courts jeux 

Durant leur séquence avant le deuxième touché du match d’Eugene Lewis, les Alouettes ont eu besoin du quart Shea Patterson à quatre reprises pour des situations de courts jeux. C’était du rarement vu.

Le jour de la marmotte 

On a eu droit à un copier-coller du dernier match à Winnipeg. Encore une fois, les Alouettes ont été victimes d’un revirement sur les unités spéciales pour ouvrir la porte aux Blue Bombers. Les visiteurs en ont profité pour inscrire le premier touché de la rencontre, celui du porteur de ballon Brady Oliveira.

Trevor Harris 

Le quart des Alouettes voulait rebondir et il l’a fait avec trois passes de touché. Malgré la météo, il a bien gérer l’attaque du début à la fin.

L’attaque des Bombers 

Sean McGuire n’est pas Zach Collaros. L’offensive des visiteurs a connu un match difficile dans l’ensemble mis à part leur touché au quatrième quart.