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Canadiens de Montréal

La recette parfaite pour coller les victoires

La recette parfaite pour coller les victoires

Michel Bergeron

Publié 13 novembre
Mis à jour 13 novembre

Ce n’est plus un secret pour personne : Nick Suzuki est mon choix pour le prochain capitaine du Canadien. De la façon dont il joue depuis quelques matchs, il me rappelle de plus en plus un jeune Joe Sakic ou Steve Yzerman.

Certes, Suzuki est le centre d’avenir du Canadien. Le contrat de huit ans et 63 millions $ qu’il a récemment signé avec l’équipe est venu confirmer les grandes attentes que l’organisation a envers lui.

Et c’est tout à fait justifié. Alors qu’en début de saison, on se demandait si Suzuki avait l’étoffe, à court terme, pour assumer le rôle de premier centre de l’équipe, il a démontré au cours des dernières semaines qu’il était non seulement l’avenir, mais aussi le présent de l’équipe.

En le regardant jouer jeudi, contre les Flames de Calgary, je n’arrêtais pas de penser à Sakic et à Yzerman. Il a un style qui ressemble beaucoup à celui de ces deux anciennes vedettes : il possède un sens du hockey hors de l’ordinaire et un coup de patin qui, sans être explosif, est sous-estimé.

D’ailleurs, on l’a vu jeudi, quand il a débordé Erik Gudbranson. On aurait dit que Suzuki avait fait un nœud dans les patins du gros défenseur des Flames !

SITUATION SIMILAIRE 

Yzerman et Sakic ont commencé leur carrière chez des équipes qui tentaient de se sortir la tête de l’eau. On en a parlé récemment, mais j’ai dirigé Joe avec les Nordiques de 1989-1990, quand l’équipe n’allait nulle part. Après le départ de Peter Stastny et Michel Goulet, il était devenu la pierre angulaire de l’équipe.

Même chose pour Steve Yzerman, pour qui Jacques Demers n’a toujours eu que de bons mots.

Ce sont deux joueurs qui sont devenus des piliers de leurs équipes respectives à un jeune âge, non seulement grâce à leur talent, mais aussi grâce à leur personnalité et au respect qu’ils vouaient autant à l’autorité qu’à leurs coéquipiers.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’ils ont été nommés capitaines très tôt.

Suzuki progresse ; il est souvent le joueur à qui les médias veulent parler après les matchs. Il est en train de devenir le visage du Canadien.

Ça, pour moi, c’est exactement ce que tu cherches chez un capitaine.

EVANS JOUE BIEN 

En plus de Suzuki, un autre jeune joueur de centre du Canadien connaît de bons moments. On sent que Jake Evans gagne en confiance, et je pense que, tôt ou tard, la direction du Tricolore n’aura d’autre choix que de lui confier le poste de deuxième centre de l’équipe.

Je n’ai rien contre Christian Dvorak, mais il connaît d’importantes difficultés depuis le début de la saison. Je ne suis pas le plus grand partisan du différentiel, mais son -15 n’a absolument rien de reluisant.

Je l’ai répété souvent dans cette chronique : si le Canadien désire connaître du succès, il faudra qu’il y ait de la stabilité dans les trios. Pour l’instant, j’aime ce que je vois du trio de Suzuki complété par Tyler Toffoli et Mike Hoffman.

Maintenant, j’aimerais qu’on place Evans en position de contribuer offensivement en le faisant jouer avec Jonathan Drouin, quand il sera de retour, et Josh Anderson.

Ça laisserait Dvorak avec Brendan Gallagher et Artturi Lehkonen dans un troisième trio qui, je pense, pourrait être fort efficace.

Des trios stables et un jeune capitaine prêt à prendre les rênes de l’équipe : c’est avec cette recette que le Tricolore trouvera un moyen de s’en sortir.