Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Patinage

Laurent Dubreuil troisième face à une concurrence relevée

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Laurent Dubreuil a amorcé la saison de Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste sur une bonne note en remportant la médaille de bronze du 500 m disputé, aujourd'hui, à Tomaszow en Pologne.

Patinant dans la même paire que le Japonais Tatsuya Shinhama qui a terminé en deuxième place en vertu d’un temps de 34 sec 54, Dubreuil n’a pu s’imposer dans le dernier droit pour franchir la ligne d’arrivée en 34 sec 68.

Impérial, le Chinois Tingyu Gao a réussi le meilleur temps d’ouverture de l’histoire (9 sec 32) en route vers sa première médaille d’or en Coupe du monde de sa carrière. Médaillé de bronze à Pyeongchang, Gao a réussi un record de piste en vertu d’un temps de 34 sec 26.

«J’ai haussé les sourcils quand j’ai vu le temps de Gao et je me suis dit qu’il fallait que je vise l’argent, a raconté le champion du monde en titre. Son chrono est exceptionnel et impensable et ça m’a sorti un peu de mon plan. Mon objectif est de me rapprocher de lui et de le battre. Mon but n’est pas de me faire battre aux huit courses de 500 m en Coupe du monde.»

Retour des Asiatiques

La Coupe du monde de Tomaszow marquait le retour des patineurs asiatiques sur le circuit international après une pause d’un an en raison de la COVID-19. Ils n’ont pas raté leur rentrée. À l’exception de Dubreuil, le Top 5 était composé de deux Japonais, un Chinois et un Coréen.

«Je préfère gagner moins de médailles et savoir que j’ai battu les meilleurs que d’en gagner parce qu’ils sont restés chez eux, a affirmé le patineur de Lévis. Ça fait sortir le meilleur de moi et me force à repousser mes limites. Je n’ai pas connu une course parfaite et il y a des trucs que je dois améliorer, mais je suis content de mon résultat. Je ne suis pas un assez bon patineur pour être déçu de remporter une médaille de bronze.»

Au coude à coude avec Shinhama à la sortie du dernier virage, Dubreuil dit avoir perdu sa concentration. «J’ai perdu la concentration sur ma technique en tentant plutôt de le battre, a-t-il expliqué. J’étais trop tendu dans le deuxième virage et j’ai perdu mon inclinaison. Ce fut une course axée plutôt sur l’effort que sur l’exécution. J’étais brûlé à la fin comme rarement après un 500 m. Il faudra que je sois plus fluide dimanche lors du deuxième 500 m sinon le 1000 m qui suivra sera difficile.»

Pari réussi

Gregor Jelonek était lui aussi satisfait de la prestation de son protégé. «Compte tenu que nous avions décidé de rester une semaine de plus à Québec afin de profiter de nos installations au lieu de partir plus tôt et tenir un camp en Europe comme les Américains et les patineurs basés à Calgary ont fait, je suis vraiment content, a expliqué l’entraîneur de l’équipe nationale. Nous sommes beaucoup sur la route et nous avons décidé de rester le plus longtemps possible à la maison.»

«Le calibre est incroyablement relevé et tu dois être fort pour être sur le podium, de poursuivre Jelonek. Tu ne peux pas avoir un mauvais pas. Laurent n’a pas connu une course parfaite, mais il aurait pu terminer en deuxième position.»