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Apprentissage accéléré pour «LDT»

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Depuis de nombreuses années, Laurent Duvernay-Tardif est habitué à avoir le nez plongé dans les livres. 

Rarement l’étude aura été aussi intensive que depuis qu’il a rejoint les Jets de New York, avec un apprentissage condensé qui lui permettra de vivre un premier match avec sa nouvelle équipe, dimanche face aux Bills de Buffalo.

«C’est fou la vitesse à laquelle les choses ont été, mais depuis que je suis arrivé ici, j’élimine toutes les distractions pour me plonger dans le livre de jeux. Ça faisait longtemps que j’avais rêvé au football la nuit!» a raconté Laurent Duvernay-Tardif, lors d’un entretien avec Le Journal de Québec au complexe d’entraînement des Jets, dans le New Jersey.

«C’est vraiment ça qui m’obsède, donc j’habite dans une chambre d’hôtel et mes valises ne sont même pas encore défaites. Je porte le même t-shirt depuis lundi. Ça roule pas mal!», a soufflé le joueur de ligne offensive en explosant de rire.

Un feu roulant

Des blitz d’études, le «Doc» en a vu d’autres. Sauf que depuis qu’il a été échangé des Chiefs aux Jets, le 2 novembre, sa vie est un feu roulant.

À 15 h, il acceptait de lever sa clause de non-échange et à 18 h, il sautait dans un avion pour son nouveau chez-lui.

Depuis, les rencontres se sont accumulées avec l’assistant-entraîneur de la ligne offensive des Jets pour assimiler toutes les subtilités du système de jeu.

«Les gens moins familiers avec le football ne le réalisent peut-être pas, mais pour se comprendre de manière optimale sur la ligne de mêlée, pour bien saisir les jeux, tous les concepts et les changements à la ligne de mêlée, ça demande du temps. J’ai travaillé fort en amont des pratiques. Comme joueur de ligne, tu dois tout connaître de toutes les situations possibles», a résumé celui qui porte désormais le numéro 72.

Cette semaine, Duvernay-Tardif a goûté à ses trois premiers entraînements. S’il est le premier à admettre que sa pratique de mercredi fut «pénible», les deux qui ont suivi l’ont rassuré.

«Jeudi, j’ai senti une grosse amélioration. Aujourd’hui [vendredi], j’ai vraiment démontré une meilleure compréhension du livre de jeux et ça s’en va dans la bonne direction», s’est-il réjoui.

Avec les partants

Fait à noter, durant la semaine, le Québécois a obtenu des répétitions avec les partants et avec la deuxième unité. Il a aussi été préparé à la fois comme garde à droite et à gauche.

«Si j’ai à jouer rapidement, je serai fonctionnel, même si ce ne sera pas parfait. C’est une bonne chose d’être à la maison pour la communication sur la ligne. Je serais capable de jouer tout de suite», a-t-il assuré.

À ce jour, les Jets montrent un dossier de deux victoires et six revers. Ils logent au dernier rang de leur division et plusieurs pourraient imaginer une ambiance morose dans le vestiaire.

En faisant la connaissance de ses nouveaux coéquipiers et entraîneurs, c’est tout le contraire que Duvernay-Tardif dit avoir constaté, au point où des liens se sont rapidement tissés.

Acclimatation rapide

«Je suis arrivé avec un état d’esprit de vétéran en parlant à tout le monde, peu importe les positions. L’acclimatation s’est faite tellement vite que ça m’a surpris.»

«À Kansas City, avec mon anglais qui n’était pas parfait, le fait que je sois Canadien et que je ne connaissais rien de la culture d’un vestiaire de la NFL, mon intégration avait été longue à mes débuts. Ici, tout s’est fait vite et pour moi c’était important. Je ne voulais pas que ça soit lourd.»

Contrairement à la fin de son séjour à Kansas City où le garde sentait qu’il ne faisait plus partie des plans, il perçoit de nouveau une réelle opportunité de percer.

«J’ai eu du super bon “feedback” des coachs. Depuis l’échange, je me sens voulu ici et ça s’est juste confirmé cette semaine. Je suis venu ici pour jouer, donc on verra si je peux gagner la confiance des entraîneurs.»