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Canadiens de Montréal

Nordiques et CH: une comparaison peu enviable

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Personne ne veut être comparé aux Nordiques de Québec de 1989-1990. Pourtant, avec leur défaite de mardi soir face aux Kings de Los Angeles, le Canadien présente la même fiche après 14 matchs que la formation qui avait récolté 31 points au classement général il y a 32 ans.

S’il reste encore 68 matchs au CH pour redresser la barque, d’être au même point que les Nordiques de 1989-1990 après 14 matchs n’a absolument rien d’encourageant. Les 31 points qu’avaient récoltés les Fleurdelisés constituent encore aujourd’hui la quatrième pire récolte pour une formation ayant disputé 80 matchs ou plus dans l’histoire de la LNH, derrière les Capitals de Washington de 1974-1975 (21 points en 80 matchs) ainsi que les Sénateurs d’Ottawa et les Sharks de San Jose qui avaient tous deux récoltés 24 points en 84 matchs lors de la saison 1992-1993. 

Contexte différent 

En analysant les deux formations, on peut y voir plusieurs différences à commencer par leur saison précédente. Parce que, non, les Nordiques de 1988-1989 n’avaient pas atteint la finale de la coupe Stanley avant de connaître leur saison catastrophique un an plus tard.

La descente aux enfers avait plutôt débuté lors de cette campagne lors de laquelle des rumeurs de vente à des intérêts ontariens avaient teinté une saison fort décevante. À un certain moment, même, l’équipe avait été surnommée les «Nordindes» après qu’un journaliste de Calgary eut comparé les Nordiques à une bande de dindes. Cette comparaison avait été reprise par une station de radio qui en avait fait une parodie de la chanson «le temps d’une dinde » de l’humoriste Michel Barrette. Un faux défilé de la coupe Stanley avait même été organisé dans les rues de Québec en avril 1989, afin de se moquer des « Nordindes».

Manque de talent 

La saison suivante, Michel Bergeron avait fait un grand retour derrière le banc de l’équipe, ce qui avait ravivé l’espoir des partisans. Un espoir qui s’était rapidement estompé.

«On a entrepris cette saison-là comme un vent de fraîcheur, mais le vent a vite tourné. Clairement, on manquait de talent. Tu as vite le sentiment que les gars n’y croient pas, qu’ils creusent chaque soir leur tombe et qu’il n’y a pas moyen de s’en sortir», avait d’ailleurs raconté le défenseur Steven Finn au collègue Stéphane Cadorette, qui avait réalisé un dossier complet sur cette saison de misère en avril 2020.