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La sauce secrète des Penguins de Pittsburgh

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Si les Penguins de Pittsburgh ont obtenu leur large part de succès durant l’ère Sidney Crosby, c’est surtout en raison des grandes qualités de meneur des vétérans que l’organisation a embauchés en cours de route pour épauler les plus jeunes.

Au cours du plus récent balado «Lavoie-Letang», le défenseur Kristopher Letang est revenu, en compagnie de son ami Pascal Dupuis, sur l’époque glorieuse de l’équipe de la Pennsylvanie qui a remporté la coupe Stanley aux printemps 2009, 2016 et 2017. Certes, le talent a fait une bonne différence dans ces conquêtes, mais il y a plus. Sans la présence de joueurs établis venus compléter le noyau en place, il aurait été impossible pour les «Pens» d’accéder au sommet de la Ligue nationale de hockey (LNH). 

À titre d’exemple, Letang a évoqué la contribution de Dupuis. Ce dernier a été acquis des Thrashers d’Atlanta à la date limite des transactions le 26 février 2008. L’attaquant a aidé les siens à atteindre la finale deux années d’affilée et a offert une contribution significative jusqu’à la fin de sa carrière en 2015-2016. Mais surtout, il a représenté un mentor pour les plus jeunes comme le numéro 58 qui est devenu son allié dès son déménagement Pittsburgh.

«Pascal, je ne le connaissais pas. J’en étais à ma première année dans la LNH et c’est un gars que tu veux suivre, qui est en forme. [...] C’était le gars de notre équipe le plus en condition malgré son âge, a souligné le défenseur en taquinant son comparse âgé de 42 ans aujourd’hui. J’ai tellement appris de lui, que ce soit sur la glace ou en dehors. Pascal, je le remercie énormément, car il m’a pris sous son aile. J’avais beaucoup de choses à apprendre hors de la patinoire – comment agir, s’intégrer à l’équipe – et il a facilité ma transition à devenir un leader, un joueur qui fait sa place dans un vestiaire.»

Bon mélange 

Évidemment, la qualité du personnel en place a contribué aux succès à venir des Penguins. Crosby, Evgeni Malkin et Marc-André Fleury ont mené le groupe à bon port, mais ils ont pour ce faire pu compter sur les Gary Roberts, Darryl Sydor, Sergei Gonchar et Dupuis, entre autres, qui ont su transmettre leurs connaissances aux autres membres du club. Cette qualité du personnel – fondé sur de solides piliers – était donc d’ordre athlétique, mais également humaine.

«Il y avait déjà des leaders dans cette équipe-là. [...] Le talent était là, sauf qu’il y a eu un changement de garde quand je suis arrivé, tout comme Chris Kunitz, Bill Guerin et d’autres joueurs avec de grosses voix dans un vestiaire. C’était des leaders, mais on savait qui étaient nos vrais meneurs. On était assez intelligents pour comprendre que les Crosby, Malkin, Letang et Fleury formaient nos leaders sur la glace. Nous, il s’agissait de les entourer, de leur montrer comment ça se passait pour de vrai et de les épauler dans leurs démarches. C’est cela qui leur a permis d’obtenir du succès rapidement.»