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Crédit : Photo Agence QMI, Joël Lemay

Club de foot Montréal

CF Montréal: cinq chantiers importants avant 2022

Publié | Mis à jour

Il y a toujours des chantiers pendant la saison morte d’une équipe de sport professionnel. 

Voici ce vers quoi le CF Montréal doit tourner son attention afin d’être fin prêt pour la prochaine campagne.

La Présidence

Le départ de Kevin Gilmore à titre de président et chef de la direction du club, la semaine dernière, laisse un trou vacant à un poste-clé de l’organisation. Le propriétaire Joey Saputo devra rapidement trouver un successeur qui saura donner un coup de barre et assurer le développement de la franchise tout en menant certains dossiers importants, comme celui d’éventuelles rénovations au Stade Saputo.

Marco Di Vaio assistait au dernier match de la saison dimanche, est-ce un hasard ? Sinon, il y a certainement quelques bons candidats de choix qui ne doivent pas nécessairement provenir du milieu sportif. Ça prend d’abord un administrateur avec un sens accru pour les relations humaines.

L’Identité

Une fois le nouveau président nommé, son premier dossier devrait être celui de l’identité du club. Le changement de nom et de couleurs a largement déplu aux partisans en plus de semer la confusion chez les amateurs de sport qui ne suivaient pas l’équipe de façon assidue. Combien de fois vous êtes-vous surpris à appeler l’équipe «Impact» cette année ?

Il faut donc revoir l’identité de cette équipe. Ça ne passe pas nécessairement par un retour en arrière, mais il faut trouver un moyen de réintégrer des éléments du passé, que ce soit en ajoutant le mot «Impact» ou en ramenant tout ou partie l’ancien logo, qui était l’un des plus beaux de la MLS.

Le nouveau logo se perd dans la masse et est beaucoup trop chargé.

Rétablir les ponts

Les décisions impopulaires de la dernière année, comme le changement d’identité et la fermeture de la section 132 au Stade Saputo, ont fait beaucoup de dommages au sein de la communauté partisane du club.

Le nouveau président devra être en mesure de créer de nouveaux liens, mais aussi d’aplanir ceux qui ont été brisés. Il devra en outre améliorer l’image du club à Montréal, mais aussi à la grandeur de la province. Parce qu’avant de vouloir rayonner à l’international, il faut d’abord bien figurer dans son propre marché.

Rudy Camacho

Il y a aussi des chantiers pour le directeur sportif Olivier Renard. Rudy Camacho a été le meilleur défenseur de l’équipe cette saison même s’il lui arrive parfois d’avoir une crampe au cerveau. L’arrière central français de 30 ans a été le général de la brigade défensive. Mais son contrat de quatre années prendra fin.

Ses deux premières campagnes n’ont pas été impressionnantes. Il a notamment été gêné par un médicament qu’il prenait pour traiter son psoriasis. Puis l’an passé, les choses ont commencé à se replacer.

Camacho a indiqué qu’il souhaitait obtenir la résidence permanente au Canada, mais s’il veut rester ici, il devra mettre de l’eau dans son vin au sujet des demandes salariales. Si on se fie aux chiffres publiés par l’Association des joueurs, son salaire était de 800 000 $ US cette saison.

Les gardiens

On pensait que l’équipe avait un gardien titulaire en Clément Diop, mais celui-ci s’est fait la malle au mois d’août en demandant une résiliation de contrat. On sentait alors que James Pantemis devenait l’homme de confiance. Toutefois, son manque de constance a semé le doute.

Le Québéocois de 24 ans a été atteint de la COVID-19 et pendant son absence, son compatriote Sebastian Breza a démontré de belles choses. Il a aussi bien joué en Championnat canadien, et Wilfried Nancy lui a d’ailleurs fait confiance pour les trois dernières rencontres du calendrier.

On doit donc décider si Pantemis est toujours l’homme de la situation ou si l’on prolonge le prêt de Breza en attendant que Jonathan Sirois, qui a brillé à Winnipeg en Première ligue canadienne, soit mûr pour le rôle de partant.