MLB

Le «match de l’année» s’en vient dans le baseball majeur

Publié | Mis à jour

La Série mondiale s’est conclue il y a quelques jours seulement, mais un affrontement beaucoup plus important pour l’avenir du baseball majeur pointe à l’horizon, car les propriétaires et le syndicat des joueurs risquent d’amorcer une partie de bras de fer dans les semaines à venir.

Effectivement, la convention collective liant les deux parties prendra fin le 1er décembre et l’animosité entre elles semble bien perceptible. Tel que l’a rappelé le descripteur des matchs à la chaîne TVA Sports Denis Casavant dans son plus récent balado «Du champ gauche», l’hiver s’annonce dur à la table des négociations. Il faudra plancher durement pour éviter le neuvième conflit de l’histoire des grandes ligues et le premier depuis la grève de 1994 ayant brisé le cœur des partisans des Expos de Montréal dont les favoris dominaient sur le terrain.

Comme l’ont mentionné diverses sources, l’arrêt des activités pourrait être décrété le 2 décembre en vertu d’un lock-out, paralysant du même coup le marché des joueurs autonomes. Le début des prochains camps d’entraînement risque aussi d’être repoussé. Pour en arriver à un terrain d’entente, passablement de chemin reste à parcourir.

«Il y a plusieurs points importants à négocier. Le fameux frappeur de choix, sera-t-il dans les deux ligues? C’était sur la table il y a quelques années et lors de la saison écourtée par la pandémie, il y avait le frappeur de choix dans les deux circuits. Cette année, on est revenu à l’ancien règlement, mais je pense que ce sera un point à discuter», a affirmé Casavant.

«Puis, on a beaucoup parlé pendant la saison et les séries de la longueur des matchs. Comment peut-on faire pour que les rencontres soient de trois heures [...] plus proche de ça que de quatre heures? J’ai vu beaucoup de matchs de neuf manches durer plus de quatre heures pendant les séries», a-t-il dit.

Les mesures à prendre

Selon l’expert baseball, les joueurs et les propriétaires auront donc à se pencher sur la durée des parties et cela implique des discussions relatives à des points précis, notamment le nombre de lanceurs autorisés dans chaque formation – actuellement, les clubs peuvent utiliser 14 artilleurs et 12 joueurs de position -, ainsi que la prolongation.

«Revient-on avec la formule sous laquelle un coureur se trouve en position de marquer pour amorcer la 10e manche et éviter que les matchs durent 11-12-13-14 manches? [...] Évidemment, si on réduit le nombre des lanceurs au sein des formations, on devra garder le règlement de la prolongation, a averti Casavant. On veut que les rencontres se terminent le plus rapidement possible, pas qu’elles se rendent en 13e manche. On veut que ça se finisse en 10e ou 11e.»