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«Il va retrouver ses repères» - Jean-François Houle

Publié | Mis à jour

Cole Caufied s'est présenté à Laval avec une attitude positive. 

C'est ce que son entraîneur, Jean-François Houle, a déclaré lors d'une entrevue avec Jean-Charles Lajoie, jeudi. 

«Ce n'est pas évident, tout arrive tellement vite, mais lors des deux dernières journées, il a été très positif. Aujourd'hui, on voyait qu'il avait une petite coche au-dessus de certains joueurs. C'est un joueur élite. Jouer dans la Ligue américaine, ce n'est peut-être pas quelque chose qu'il voulait, mais ça se fait partout. Josh Anderson a joué 100 matchs dans la Ligue américaine, Phillip Danault en a joué 150 et Martin St-Louis, qui a eu une carrière incroyable, en a joué 100 aussi. Donc, ce n'est pas quelque chose qui me surprend.»

L'ancien pilote de l'Armada n'a aucun doute que Caufield va trouver le moyen de retourner à Montréal tôt ou tard.

«Le but de Cole, c'est qu'il touche à la rondelle un peu plus et qu'il prenne de la confiance. Il peut être ici longtemps, comme il peut être ici deux matchs. Dans la Ligue américaine, on ne sait jamais et ça dépend de ce que l'équipe veut en haut. Si Cole joue en fin de semaine, il va jouer avec Poehling et Harvey-Pinard. Il va jouer sur l'avantage numérique et il aura beaucoup de temps de glace. Il va retrouver ses repères. C'est un bon joueur et les joueurs comme ça trouvent toujours le moyen de monter en haut.»

L'entraîneur a également commenté les propos du gardien Michael McNiven, qui a récemment critiqué l'organisation pour l'avoir poussé à jouer alors qu'il était blessé.

«On a eu des bonnes discussions moi et Michael. C'est un joueur qui veut avoir le filet et qui veut participer aux succès de l'équipe. Je le comprends, ce n'est pas toujours facile mentalement. Il a dit des choses qu'il regrette peut-être un peu. Un instructeur doit gérer avec les joueurs et l'aspect mental. Jusqu'à date avec Michael, tout est beau.»

Houle avoue aussi qu'il était prêt pour le défi de diriger le Rocket et il estime que sa grande expérience lui sera d'une aide précieuse dans son nouveau mandat.

«C'est certain que ça faisait six ou sept ans que j'avais quitté pour aller en Californie. Les gens oublient un peu, mais j'avais été entraîneur dans la LHJMQ pendant plusieurs années. Ça faisait huit ans que j'étais entraîneur adjoint, mais j'ai toujours voulu être entraîneur-chef. Le prochain défi pour moi était donc de monter d'échelon. Après avoir été entraîneur pendant 18 ans dans différents niveaux, je crois être bien placé pour comprendre les joueurs qui passent au travers certaines choses dans la Ligue américaine. C'est la même chose avec la ECHL où j'ai dirigé pendant un an et où j'ai joué pendant plusieurs saisons. Pour moi, c'est du bagage. Ça me permet d'avoir de l'expérience avec différentes ligues.»

Voyez l'entrevue dans la vidéo ci-dessus.