Quebec

Photo : Cendrine Brown sera de retour au sein de l’équipe nationale canadienne après une absence de deux ans où elle a pu se concentrer entièrement sur sa préparation. Crédit : Photo d’archives

Ski et planche

Le sprint final des fondeurs québécois

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Les fondeurs québécois amorcent la dernière ligne droite avant le début de la Coupe du monde.

Antoine Cyr, Cendrine Browne et Olivier Léveillé partiront jeudi pour Davos en Suisse où ils pourront enfin toucher la neige. De son côté, Katherine Stewart-Jones qui s’entraîne à Calgary s’envolera jeudi pour la Norvège. Les quatre ont pris part à un camp en altitude avec l’équipe nationale en Californie en septembre.

Le circuit de la Coupe du monde prendra son envol du 26 au 28 novembre à Ruka en Finlande. Des étapes en Norvège, Suisse et Allemagne suivront avant la période des Fêtes. 

Les Canadiens pourront obtenir leur billet pour les Jeux de Pékin en février en obtenant un top 20 ou un top 30 selon le cas. Sinon ça se passera lors des sélections olympiques du 5 au 10 janvier à Canmore.

Tout le monde piaffe d’impatience.

« Parce que nous avons seulement trois entrées pour le moment et que nous serons quatre en Coupe du monde, la bataille sera assez féroce, a mentionné Cyr dont le meilleur résultat la saison dernière a été une 21e place. Je dois réussir un top 20. Je crois en mes chances et j’estime que je suis le meilleur skieur canadien. Mes meilleures chances sont dans les épreuves de distance, notamment le 15 km classique qui est ma spécialité. »

« Mon objectif est de me préqualifier en Coupe du monde afin d’avoir une préparation idéale en prévision des Jeux, de poursuivre le fondeur de l’Outaouais qui a passé l’été au Centre national d’entraînement Pierre Harvey (CNEPH). Je me sens d’attaque pour la saison. »

Deux ans d’absence 

De retour au sein de l’équipe nationale après une absence de deux ans où elle a dû se dénicher des commanditaires pour assurer sa participation en Coupe du monde, Browne a pu se préparer sans soucis.

« Avec la COVID-19 et le stress du financement, il y avait beaucoup d’incertitudes l’an dernier, a-t-elle souligné. Cette année, j’ai pu me concentrer uniquement sur ma préparation. Je me sens vraiment bien et j’ai hâte de me retrouver sur la neige. Je vais avoir deux semaines pour retrouver mes sensations de glisse avant la Coupe du monde en Finlande. »

Tout comme Cyr, Browne doit percer le top 20 pour obtenir son billet pour Pékin. 

« Ça enlèverait un stress de me qualifier avant les Fêtes, mais je ne veux pas me mettre de pression puisque je sais que j’ai deux chances de réussir, a raconté celle qui a signé une 23e position l’an dernier. J’ai terminé vraiment près du top 20, ratant l’objectif par seulement trois secondes. »

De son côté, Stewart-Jones doit réussir un top 30 puisqu’elle a déjà un top 20 en poche.

Baptême de la Coupe du monde  

Médaillé de bronze au 10 km style libre l’an dernier au championnat mondial junior, Olivier Léveillé vivra son baptême de la Coupe du monde.

« Participer à une Coupe du monde à mon âge n’est pas hors du commun, mais je suis surpris d’être dans la lutte pour une place aux Olympiques, a souligné le skieur de 20 ans de Sherbrooke. C’est un gros changement parce que je regardais pour les Jeux de 2026 en Italie. Je réalise que c’est possible en 2022. »

En vertu de sa médaille de bronze au mondial, exploit réalisé uniquement par deux Québécois avant lui, soit Alexandre Harvey (2007 et 2008) et Marie-Josée Pépin (1989), Léveillé doit obtenir un top 30 pour mériter sa qualification.

« Ce n’est pas irréaliste de viser un top 30, mais c’est un bon objectif, a-t-il résumé. Un top 20 aurait été irréaliste. Je manquais de puissance l’an dernier et j’ai travaillé beaucoup mes doubles poussées cet été. J’ai pris six livres aux bons endroits et j’ai vraiment progressé. J’ai encore du travail à faire au sprint. Il faut trouver l’équilibre entre la force et la légèreté. »