À Max Verstappen de saisir sa chance

Louis Butcher
Partager
La tournée des Amériques se poursuit pour le cirque de la Formule 1 après l’escale des États-Unis remportée par Max Verstappen il y a deux semaines.
Comme à Austin, la F1 renoue avec une destination, Mexico City, qui avait été rayée du calendrier en raison de la pandémie l’année dernière.
L’Autodromo Hermanos Rodriguez, nommé à la mémoire des frères Pedro et Ricardo Rodriguez, tous deux morts tragiquement en piste, devrait favoriser les Red Bull de Verstappen et de son coéquipier Sergio Perez qui, de son côté, pourra compter sur l’appui de son public.
Les moteurs étant moins efficaces en raison de l’air moins dense, l’écurie Mercedes paraît désavantagée par rapport à sa grande rivale autrichienne dont le motoriste est Honda. Le circuit est en effet situé à 2285 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui incite les équipes à adopter des configurations à fort appui aérodynamique.
À ce jeu, Verstappen doit donc saisir sa chance de creuser l’écart au championnat. Le Néerlandais s’est forgé une avance de 12 points devant Lewis Hamilton en tête du classement cumulatif.
Trois vainqueurs
Proposant un enchaînement de virages lents et rapides, le tracé se démarque aussi par sa section aménagée dans un stade habituellement rempli au maximum de sa capacité.
Après une absence d’un peu plus de 20 ans, le Mexique a repris sa place au Championnat du monde en 2015. Depuis son retour, seulement trois pilotes ont remporté l’épreuve soit Nico Rosberg, aujourd’hui retraité, Hamilton et Verstappen qui s’y sont imposés à deux reprises.
Il faut donc s’attendre à une autre chaude lutte entre les deux seuls pilotes engagés dans la course au titre en 2021.
À surveiller
Un 3e rang convoité : Seulement 3,5 points séparent les écuries McLaren et Ferrari qui se disputent une troisième place très convoitée au Championnat des constructeurs.
L’an dernier, l’équipe britannique avait doublé Racing Point (ex-Aston Martin) lors de la toute dernière étape de la saison à Abou Dhabi pour lui ravir une troisième position qui représente des millions de dollars de plus dans les coffres.
La confiance règne : À l’instar de Red Bull, Ferrari débarque au Mexique avec enthousiasme. «La puissance est un aspect moins sensible sur ce tracé, ce qui devrait nous permettre de se rapprocher des deux équipes de pointe», de prétendre Mattia Binotto, patron de la Scuderia. Ses deux pilotes, Charles Leclerc et Carlos Sainz, occupent les sixième et septième rangs, mais seulement 5,5 points les séparent.
Programme triple : Le Grand Prix de Mexico City est la première étape d’une série de trois courses en trois semaines. La F1 se déplacera par la suite au Brésil (14 novembre) et au Qatar (21 novembre).