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Crédit : AFP

LNH

Allan Walsh veut la tête de Gary Bettman

Publié | Mis à jour

L’agent de joueurs de hockey Allan Walsh a fait déferler sa fureur envers Gary Bettman et les autres dirigeants de la Ligue nationale de hockey (LNH), mardi.

Celui qui a entre autres comme clients l’ancien capitaine du Canadien Max Pacioretty ainsi que les Québécois Marc-André Fleury, Jonathan Drouin et Jonathan Huberdeau n’est pas passé par quatre chemins pour exprimer ses états d’âme.

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«J’entends depuis ce matin que plusieurs propriétaires de la LNH sont ‘’très préoccupés et mécontents’’ avec le leadership démontré par Gary Bettman, a écrit Walsh, mardi, sur son compte Twitter. Je crois que même les propriétaires réalisent que c’est le moment d’un changement de culture au sein de la LNH et que ça doit commencer par le haut. C’est le temps de renvoyer Gary Bettman.»

Il a ensuite énuméré une myriade de reproches vis-à-vis l’homme de 69 ans.

«De la manière dont Gary a piètrement géré le dossier des terribles événements à Chicago [l’affaire Kyle Beach] jusqu’à son refus de reconnaître les liens entre les blessures cérébrales et l’ETC [encéphalopathie traumatique chronique], pour son manque d’aide envers les joueurs retraités, pour avoir appelé la LNH une ‘’famille’’, pour le service de suspension des joueurs, pour la manière dont le jeu est commercialisé, pour le manque de stratégie globale, pour avoir tourné le dos à des problèmes comme les antidouleurs, notamment l’abus d’Ambien et de Toradol, pour son manque d’empathie et de bienveillance, pour les trois lockouts sous son règne et pour tous ses mensonges : c’est le temps pour Gary de partir.»

Pas le seul

Toute cette diatribe faisait suite, entre autres, à une conférence de presse pendant laquelle Bettman s’est adressé aux médias en marge de l’affaire Kyle Beach, lundi. Il n’est pas le seul à avoir critiqué le commissaire.

Dans un communiqué publié sur Twitter, le président de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel, Frank Seravalli a aussi mis en lumière des actions nébuleuses de la part du commissaire. Après que pratiquement tous les journalistes eurent posé leurs questions, certains ont souligné que Rick Westhead, qui s’est entretenu au réseau TSN avec Beach, n’avait pas eu droit à son tour.

«Dans le meilleur des cas, attendre 47 minutes pour donner son tour de parole au journaliste qui est en tête d’affiche dans cette affaire odieuse – après que la LNH eut été blâmée pour ne pas le lui avoir octroyé – est une affreuse coïncidence. Dans le pire des cas, c’est une tentative supplémentaire pour éviter d’assumer ses responsabilités et une volonté de contrôler le message», a déploré Seravalli.

Westhead a finalement pu poser sa question portant sur un jeune hockeyeur ayant aussi été victime des abus sexuels de Brad Aldrich. Il demandait à savoir si cette autre victime aurait droit au même genre de soutien qu’il entend procurer à Beach.

«Je devrais en connaître davantage sur les circonstances, a répondu Bettman. Je suis plus concentré envers les circonstances qui sont devant nous, celles qui concernent la LNH. Je n’écarte pas la possibilité, mais j’aurais besoin de plus d’information.»