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Photo : En quatre saisons complètes comme entraîneur-chef des Rams, Sean McVay n’a toujours pas connu une saison perdante et il a guidé les siens trois fois en séries, dont une fois au Super Bowl. Crédit : Photo AFP

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Sean McVay étend déjà ses racines

Publié | Mis à jour

Sean McVay est encore le plus jeune entraîneur-chef dans la NFL à 35 ans, mais déjà son influence grandissante se fait sentir dans le monde du football. 

Le pilote en est à sa cinquième saison aux commandes des Rams. Sa fiche de 49-22 lui confère un taux de réussite de ,690.  

L’échantillon n’est pas encore imposant, mais à ce jour, son pourcentage de victoires est supérieur à celui de Bill Belichick, Andy Reid et Sean Payton. Évidemment qu’il a encore des croûtes à manger pour être dans la même discussion, mais quand même !

Ce qui étonne dans le cas de McVay, au-delà de ses succès à la barre des Rams, c’est que déjà, ses anciens disciples connaissent du succès ailleurs. Dans le jargon footballistique, on parle d’un « arbre du coaching » pour désigner les anciens assistants d’un entraîneur-chef qui s’établissent dans les mêmes fonctions au sein d’une autre équipe. 

Plusieurs organisations tentent d’imiter les succès des Rams, au point où, au terme de la dernière saison, pas moins de sept membres du personnel d’entraîneurs de McVay ont trouvé preneurs ailleurs. 

Après les premiers succès précoces de McVay, c’était presque humoristique de voir les autres formations se ruer sur son personnel dans l’espoir de dénicher une perle rare dans son style. Aujourd’hui, la tendance est bien réelle et semble justifiée.

Trois histoires à succès 

À 38 ans, Zac Taylor en est à sa troisième saison avec les Bengals et après un départ boiteux, le vent semble tourner. Celui qui a été aide-entraîneur des receveurs et entraîneur des quarts-arrières sous la férule de McVay à Los Angeles voit les Bengals clore avec un dossier de 5-2 et ça ne semble que le début.

Matt LaFleur, actuel pilote des Packers, connaît un début de carrière hallucinant avec une fiche de 33-7 à sa troisième saison à Green Bay. L’homme de 41 ans était le coordonnateur offensif de McVay en 2017.

Brandon Staley est la dernière branche de l’arbre McVay à avoir déniché un poste d’entraîneur-chef. Coordonnateur défensif de la dernière saison des Rams, il connaît un bon départ avec les Chargers (4-2). À 38 ans, il est un autre fier représentant de la vague jeunesse signée McVay.

D’autres anciens membres du personnel de McVay s’illustrent ailleurs dans des rôles de coordonnateurs et pourraient éventuellement monter en grade. 

Des coordonnateurs qui poussent 

Shane Waldron, coordonnateur offensif des Seahawks, semblait en parfaite symbiose avec Russell Wilson avant la blessure de ce dernier. 

Joe Berry a écoulé les quatre dernières saisons comme aide-entraîneur-chef de McVay et le voilà aux commandes de la défensive des Packers, qui joue très bien cette saison.

Un autre ex-assistant de McVay, Liam Coen, est devenu le coordonnateur offensif des Wildcats de l’Université du Kentucky, classés 12e au pays dans la NCAA.

Un départ canon 

Évidemment, l’arbre de coaching de McVay ne ressemble encore en rien à celui de grands coachs comme Paul Brown, Bill Walsh, Bill Parcells et Andy Reid, qui ont contribué à lancer la carrière de nombreux excellents entraîneurs.

Le simple fait que les racines de l’arbre de McVay commencent à s’étendre à gauche et à droite à un stade aussi précoce de sa carrière relève de l’exploit.

5 points à surveiller      

1. Duel de porteurs

Le match entre les Colts et les Titans opposera les deux plus productifs porteurs de ballon cette saison. Derrick Henry est le meneur avec 869 verges, tandis que Jonathan Taylor suit, loin derrière, avec 579 verges. Henry tentera de devenir le troisième joueur dans l’histoire à franchir le cap des 1000 verges et 10 touchés après seulement huit matchs. Les seuls ayant connu un tel départ sont Jim Brown en 1958 et Terrell Davis en 1998.

2. Gros écarts

Depuis le début de la saison, les amateurs ont été choyés en matchs serrés. Le suspense qui était au rendez-vous s’est presque envolé la semaine dernière. En effet, pas moins de six matchs ont été décidés par des écarts d’au moins 20 points. La NFL n’avait pas vu une semaine avec autant de matchs impliquant une telle marge dans les six dernières années, selon NFL Research.

3. Pitts prend son envol

L’ailier rapproché Kyle Pitts, après un début de saison timide avec les Falcons, est en train d’éclore. Celui qui a tout cassé avec l’Université de la Floride n’a besoin que de 164 verges pour se retrouver dans le top 10 des meilleures récoltes dans l’histoire pour un ailier rapproché recrue. Il lui reste 10 matchs pour amasser 604 verges, ce qui lui ferait éclipser la marque de Mike Ditka chez les recrues, qui tient toujours depuis 60 ans.

4. Un chaud duel

Dans le match entre Saints et Buccaneers, il y a un duel à ne pas manquer entre deux joueurs. Le demi de coin des Saints, Marshon Lattimore, fera sans doute face au receveur Mike Evans sur une bonne part des jeux. L’an dernier, Lattimore avait joué dans la tête de Evans à répétition et quelques flammèches étaient survenues. Les deux fiers compétiteurs devraient encore en mettre plein la vue.

5. La séquence de Diggs

Trevon Diggs, demi de coin des Cowboys, revendique une interception dans chacun des six premiers matchs des Cowboys. Il s’agit d’une marque qu’il partage avec Tom Landry et Brian Russell. Le record de matchs consécutifs avec au moins une interception, peu importe le moment de la saison, est de huit et appartient à Tommy Morrow, depuis 1963.

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