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Canadiens de Montréal

Luc Robitaille nie les rumeurs sur Marc Bergevin

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Même en Californie, Luc Robitaille entend ou lit des rumeurs. Il s’informe encore en lisant les articles de sports de sa terre natale, le Québec. Dans la folie des cancans, il sait très bien qu’on a déjà associé le nom de Marc Bergevin aux Kings.

À Los Angeles, il y aurait Pat Brisson, le plus influent agent de joueurs de la LNH. Il y aurait Robitaille, le président des Kings. Et Bergevin dans un rôle de DG. On construirait l’un des plus gros trios de Québécois dans le monde du sport professionnel.  

«Pat resterait le mieux payé de nous trois», réplique Robitaille à cette image formulée par l’auteur de ces lignes.

Mais cette image tient surtout de la fantaisie.

«Les journalistes ont un travail à accomplir, mais Marc a encore une saison à son contrat comme DG avec le Canadien, rappelle le membre du Temple de la renommée. Ce n’est pas un phénomène si rare de voir un coach ou un DG qui se retrouve à sa dernière année de contrat. Ça devient un pari. Ça peut jouer en ta faveur ou contre toi.»

«Je ne comprends pas la règle non écrite disant que tu dois toujours signer ton homme de hockey un an avant la fin de l’échéance de son contrat. Geoff Molson a aussi un travail à faire comme propriétaire et il peut choisir de rester patient.»

«Marc est un très bon DG dans la LNH, l’un des meilleurs, a poursuivi Robitaille. Quand tu regardes son historique pour les transactions, il a fait de très bons coups. Il a une bonne vision. C’est un gestionnaire de talent et il connaît tout le monde dans la LNH. À mes yeux, il est clairement parmi les dix meilleurs de sa profession.»

Vote de confiance pour Blake  

À Los Angeles, Rob Blake occupe le siège de DG depuis le mois d’avril 2017. Il a remplacé Dean Lombardi, l’architecte des deux conquêtes de la coupe Stanley en 2012 et 2014.

«Rob fait un très bon boulot pour notre équipe, a dit Robitaille. Il n’y a jamais eu de discussions avec Marc même si je reçois des appels de mes neveux au Québec qui lisent des rumeurs. Ici à Los Angeles, on a la meilleure ou la deuxième meilleure banque d’espoirs de la LNH, selon plusieurs experts. Rob a travaillé pour ça. On a un plan et on ne changera pas notre stratégie au milieu du chemin.»

«J’ai regardé ça avec ma femme, on avait les larmes aux yeux. C’est une chose horrible qui est arrivée à un jeune homme et ça lui prenait beaucoup de courage. Espérons qu’il reçoive toute l’aide nécessaire. Aidons-le tous.»

Todd McLellan, l’entraîneur des Kings, a offert cette réaction au visionnement de l’entrevue de Kyle Beach, le jeune espoir des Blackhawks agressé sexuellement par Brad Aldrich, le responsable de la vidéo, en 2010.

«C’est tellement fâchant, a ajouté Robitaille. J’ai téléchargé le rapport d’une soixantaine de pages. Quand une telle chose arrive, tu dois réagir immédiatement. Les Hawks ne l’ont pas fait et c’est une erreur. J’espère que cette triste histoire servira de leçon. Avec les Kings, on a déjà géré le cas de Slava Voynov (2014-2015) qui était accusé de violence conjugale. On avait choisi de ne plus le revoir avec les Kings. Ça ne cadrait pas dans nos valeurs.»