Club de foot Montréal

On retient le résultat, pas la manière

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Le CF Montréal est en finale du Championnat canadien et c’est ce que Wilfried Nancy a choisi de retenir de ce match.

Il a amorcé la rencontre avec quatre partants réguliers, un choix audacieux qui s’inscrit dans une optique de gestion de son effectif.

« J’ai pris le risque, il fallait faire ça, a-t-il admis après la rencontre. C’est passé limite, mais l’idée était de mettre cette équipe parce que j’avais confiance en ces joueurs.

« Dans le contenu, certains joueurs n’avaient pas joué depuis un moment et il y avait un manque de relation technique. »

Important

La décision de Nancy de reposer plusieurs cadres, dont Djordje Mihailovic et Mathieu Choinière, était de nature à relancer le débat sur l’importance du Championnat canadien.

Mais Nancy a insisté pour dire que malgré les apparences, c’est une rencontre qu’il prenait au sérieux. « Aujourd’hui, on a été moins bons, mais on n’a pas pris de buts et les joueurs ont trouvé les ressources nécessaires pour passer en finale. »

Il faut aussi dire que l’équipe lutte pour une place en séries éliminatoires et aura un match très important contre les Red Bulls de New York samedi. 

C’est le gardien Sebastian Breza qui a eu le dernier mot avec le but qui a fait la différence dans la séance de tirs au but après avoir muselé le Forge pendant 90 minutes.

C’est une situation plutôt inhabituelle quand les gardiens ont à tirer, mais Breza a su dérider tout le monde avec sa vision des choses. « Ça m’est arrivé en U12 et j’avais marqué, mais au niveau professionnel, je n’avais jamais tiré. Je n’ai pas trouvé ça si fou que ça, ça arrive parfois. »

Et qu’est-ce qui lui passait par la tête quand il s’est amené au point de pénalty pour prendre le tir qui s’est avéré victorieux ?

« Je n’avais pas vraiment de stratégie, ça me tentait juste de rentrer à la maison. Mais sérieusement, je voulais marquer pour qu’on gagne et qu’on passe en finale.

« Je ne savais pas que je devais tirer, a admis Breza. Je ne savais même pas que leur gardien devait tirer, je pensais juste qu’il avait un bon tir. »

Fierté

Dans le camp adverse, on était bien conscient d’être passé très près d’une place en finale qui n’aurait pas été volée.

L’ancien de l’Impact Kyle Bekker avait malgré tout le sourire lors de son point de presse et avec raison, le Forge a offert une prestation plus qu’honorable.

« Ils ont eu besoin de onze tirs pour nous battre. C’est cruel, mais c’est la vérité et on peut en être fiers de notre performance. Ce fut une bataille fantastique. »