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Rob Manfred défend l’identité des Braves

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Le commissaire du baseball majeur, Rob Manfred, a vanté la relation entre les Braves d’Atlanta et les Premières Nations, alors que plusieurs équipes sportives ont été critiquées pour leurs noms à caractère raciste au cours des dernières années.

L’exemple le plus probant de cette réalité est le cas des Indians de Cleveland, également dans les ligues majeures, qui doivent devenir les Guardians la saison prochaine. L’équipe de football de Washington, dans la NFL, a abandonné le nom «Redskins» en 2020, qui a finalement été jugé insensible à la cause des Amérindiens.

Selon Manfred, qui s’est exprimé mardi en marge de la première rencontre de la Série mondiale opposant les Braves aux Astros de Houston, l’organisation d’Atlanta est différente.

«C’est important de comprendre que nous avons 30 marchés différents au pays. Ils ne sont pas tous les mêmes, a affirmé le commissaire dont les propos ont été repris par le site sportif The Athletic. La communauté des Premières Nations dans la région soutient pleinement le programme des Braves, ce qui inclut "The Chop".»

«Pour moi, c’est la fin de cette histoire, a ajouté Manfred. Dans ce marché, nous tenons compte de la communauté des Premières Nations.»

Pas l’avis de tout le monde

Si le mot «Brave» a la même signification qu’en français, il est également depuis longtemps un terme utilisé pour désigner les combattants amérindiens. Les partisans d’Atlanta ont également intégré à leurs célébrations «The Chop», un mouvement du bras qui rappelle un coup de tomahawk, la hachette traditionnellement utilisée par les Premières Nations.

Cela ne fait pas l’affaire de tous, cependant, et des regroupements amérindiens se sont opposés à l’utilisation des termes «Braves» et «The Chop».

«Je ne sais pas comment se sent chaque regroupement des Premières Nations à travers le pays. Je suis sûr à 100 % que les Braves comprennent en quoi les Premières Nations de leur région croient et qu’ils ont agi conformément à ces croyances», a jugé Manfred.

«Nous ne commercialisons pas notre jeu à une échelle nationale. [...] Il y a toutes sortes de différences entre les régions quant à la façon dont les équipes sont commercialisées», a-t-il conclu.

Au hockey, les Blackhawks de Chicago, nommés en l’honneur d’un grand chef amérindien, ont également reçu le soutien des Premières Nations de leur région, avec qui l’organisation a établi un étroit partenariat.