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Crédit : PHOTO COURTOISIE/Kevin D. Liles / Braves d’Atlanta

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Chapeau Anthopoulos!

Publié | Mis à jour

La présence d’un directeur général originaire du Québec en Série mondiale, soit Alex Anthopoulos, s’explique en grande partie par un mot: «passion».

Occupant le titre de directeur général et de président des opérations baseball chez les Braves d’Atlanta, Anthopoulos s’apprête à vivre un moment important dans sa prolifique carrière ayant débuté il y a plus de 20 ans chez les Expos de Montréal. À la surprise de plusieurs, les Braves se retrouvent donc en grande finale contre les Astros de Houston.

«Je me souviens qu’il était commissionnaire sur la galerie de presse au Stade olympique, a rappelé le descripteur Jacques Doucet, qui fut la voix des Expos pendant 33 saisons. Si nous avions besoin des notes de presse, c’est à Alex qu’on demandait et on pouvait sentir chez lui un intérêt certain pour le baseball. C’était sa passion et c’est grâce à celle-ci qu’il a gravi les échelons.»

Devant le départ des Expos qui semblait inévitable, le Montréalais s’était ensuite retrouvé chez les Blue Jays de Toronto, dès 2003. Le directeur général de l’époque J.P. Ricciardi lui avait fait confiance pour se joindre au département du recrutement.

«Je ne crois pas qu’il aurait été possible pour lui de faire ça avec les Expos, avance d’ailleurs le réputé commentateur sportif Rodger Brulotte. L’organisation qui était en place à Montréal ne lui aurait pas laissé la chance de le faire.»

Là pour gagner

Anthopoulos a fait ses preuves chez les Jays, si bien qu’il en est devenu le directeur général, à 32 ans, rôle qu’il a occupé de 2009 à 2015. C’est d’ailleurs durant cette période que l’intérêt des Québécois pour les Blue Jays a grandi passablement.

«Alex est un DG qui est là pour gagner, pas pour développer, vient trancher Brulotte, rappelant certaines acquisitions faites par Anthopoulos durant son séjour à Toronto, dont celles de Josh Donaldson et Troy Tulowitzki. Certains DG échangent des joueurs pour des "suspects", mais lui, il échange des "suspects" pour des bons joueurs.»

Rappelons qu’Anthopoulos a lui-même préféré quitter Toronto quand Mark Shapiro a remplacé Paul Beeston à la présidence de l'équipe. Après un court séjour à titre de vice-président des opérations chez les Dodgers de Los Angeles, il a été embauché par les Braves en novembre 2017.

Miracles à la date limite

Encore cette année à Atlanta, Anthopoulos a fait des petits miracles pour revamper le champ extérieur des Braves avant la date limite des transactions en ajoutant Joc Pederson, Eddie Rosario, Adam Duvall et Jorge Soler. Ces ajouts visaient à combler l’absence prolongée de la jeune vedette Ronald Acuna fils, entre autres.

«Il a posé des gestes incroyables ayant permis à son équipe de remonter la pente et d’aller chercher le titre de la section Est de la Nationale», a vanté à son tour Jacques Doucet, rappelant que les Braves, avec une fiche de 50-53, ne jouaient même pas pour ,500 lors de la date limite des échanges, à la fin du mois de juillet.