Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Lions de Trois-Rivières

Seulement deux «intrus» chez les Lions

Publié | Mis à jour

Tout est nouveau dans l’univers des Lions de Trois-Rivières, qui disputeront ce soir leur premier match dans la ECHL: l’équipe, le directeur général, l’entraîneur-chef, le Colisée Vidéotron, inauguré en septembre. Même les chaises et les poubelles sont neuves! 

Voilà qui illustre en partie le défi qui occupe le coach Éric Bélanger de la filiale du Canadien depuis plusieurs semaines. Voyez d'ailleurs une visite guidée du Colisée Vidéotron dans la vidéo ci-dessus.  

«Je suis allé au Wal-Mart, au Bureau en Gros, je suis allé acheter de l’eau, des poubelles, des crayons», a-t-il énuméré hier.

Mais l’organisation hors glace est une chose. Celle sur la patinoire peut sembler encore plus grande pour une organisation naissante.

Au hockey, on parle souvent de l’importance de la chimie au sein d’un club. Mais comment la crée-t-on, cette fameuse chimie, quand on lance un club avec des joueurs venus de différentes équipes, de différentes ligues?

«Avec mon expérience de joueur, qui a évolué avec des Québécois, je savais que ce serait facile de créer un sentiment d’appartenance et de proximité avec d’autres Québécois», a expliqué Bélanger, un ex-attaquant qui a porté les couleurs de sept formations dans la Ligue nationale de hockey.

19 sur 21  

Et des Québécois, il y en a chez les Lions. Outre Bélanger, il y a son assistant Pascal Rhéaume et le directeur général Marc-André Bergeron.

Mais surtout, ils sont 19 parmi les 21 joueurs. Les seuls «intrus» dans la gang? L’ailier russe Arsen Khisamutdinov et le joueur de centre ontarien Cam Hillis, deux choix au repêchage du Canadien.

«Tu vois déjà qu’il y a une chimie, a relevé Bélanger. Quand je jouais dans une équipe avec des Québécois, j’étais toujours proche d’eux.»

«Le fait d’être Québécois, ça crée une chimie tout de suite, a renchéri le capitaine des Lions, le Sherbrookois Cédric Montminy. En plus, on est tous des joueurs du même âge, ou presque. Certains ont joué ensemble, d’autres contre. Je pense que la transition se fait bien.»

Dans le tout nouveau vestiaire des Lions – inauguré hier –, on parle même plus français qu’en France, a ajouté le défenseur de Bécancour

Guillaume Beaudoin, qui a joué l’an dernier à Anicet et où l’on trouvait plus de joueurs «importés», comme on dit dans le jargon.

Quelques mots de russe  

Mais tous disent s’assurer de porter une attention particulière à Khisamutdinov et à Hillis, afin qu’ils ne se sentent pas à l’écart dans ce groupe de francophones. Car les deux ne parlent pas le français.

Sur la glace, Bélanger s’adresse souvent à ses joueurs en anglais, «la langue du hockey», dit-il. Mais s’il a à s’adresser uniquement aux francophones, il le fera dans la langue de Molière.

Le cas de Khisamutdinov est particulier : il comprend aussi très peu l’anglais, lui qui n’a joué que 15 matchs en Amérique du Nord depuis le début de sa carrière, tous avec le Rocket de Laval l’an dernier.

«Je connais des mots en russe, mais je ne peux pas te les dire! s’est moqué Bélanger. Je ne peux pas vraiment avoir une conversation de 15 minutes en russe, je n’ai pas joué assez longtemps en Russie.»

«Ça va me prendre des rencontres individuelles avec lui [pour l’aider à s’ajuster sur la glace], mais je vois déjà une chimie avec ses compagnons de trio», a-t-il assuré.

Patience et fébrilité  

Et sur la glace, à quoi faut-il s’attendre de cette saison inaugurale des Lions dans la ECHL, qui s’amorce ce soir par un match face aux Growlers de Terre-Neuve, le club affilié aux Maple Leafs de Toronto?

«On a un très bon produit, a assuré l’entraîneur-chef. Il faudra être patient par contre. Les gars sont excités, ils ont hâte de jouer. On a assez pratiqué.»

«C’est sûr qu’on a beaucoup de distractions en ce moment : des meetings, l’essayage des culottes, des demandes de billets. C’est dans la nature humaine. Mais on va être prêts.»

Bélanger se réjouit aussi de l’engouement autour de sa jeune concession. Les quelque 4400 billets en vente pour la rencontre inaugurale ont tous déjà trouvé preneur.

«Quand je suis à Trois-Rivières, on m’en parle, quand je suis à Québec, où j’ai encore une maison, on m’en parle, a-t-il souligné. J’ai plusieurs personnes qui m’ont demandé des billets. Ben, il n’y en a plus!»

La formation des Lions 

Défenseurs  

  • Olivier Galipeau 
  • Guillaume Beaudoin  
  • Darick Louis-Jean  
  • Mathieu Brodeur (A)  
  • Alexandre Perron-Fontaine  
  • Charles-David Beaudoin  
  • Mathieu Gagnon (A)  

Attaquants  

  • Olivier Archambault  
  • Jonathan Joannette  
  • Cédric Desruisseaux  
  • Anthony Nellis  
  • Cedric Montminy (C)  
  • Julien Nantel  
  • Shawn St-Amant 
  • Alexis D’Aoust  
  • Justin Ducharme  
  • Arsen Khisamutdinov  
  • Peter Abbandonato  
  • Cam Hillis    

Gardiens  

  • Philippe Desrosiers  
  • Kevin Poulin