Crédit : Photo Agence QMI, Joël Lemay

Alouettes de Montréal

Trevor Harris tourne la page

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Au cœur d’un revirement de situation intriguant chez les Elks d’Edmonton, le quart-arrière Trevor Harris estime être au sommet de son art. Il s’amène avec les Alouettes de Montréal avec une attitude exemplaire malgré tout et il acceptera sans broncher le rôle qu’on lui donnera.

Solidement installé aux rênes de l’attaque des Elks en début de saison après une excellente campagne 2019, Harris, qui a déjà gagné deux coupes Grey, s’est blessé au cou au mois de septembre. Depuis, il a perdu la confiance de son entraîneur avant d’être échangé aux Moineaux en retour de l’ailier défensif Antonio Simmons, dimanche.

Âgé de 35 ans, Harris rejoint un groupe de quarts-arrière qui compte Vernon Adams fils, blessé, et Matthew Schiltz. Et s’il n’a pas encore parlé avec les entraîneurs à propos de son rôle dans l’équipe, il souhaite être prêt le plus rapidement possible pour faire ce qu’on lui demandera.

«Mon contrat dit que je joue pour les Alouettes de Montréal présentement, a lancé Harris d’entrée de jeu, mardi, lors d’une vidéoconférence. C’est ce que je vais faire. Peu importe le rôle qu’on va me donner, c’est le rôle pour lequel je vais donner 100 % de mes efforts. Si c’est jouer, vous devez en tirer le meilleur. Si c’est d’être réserviste, je serai là pour faire de mon mieux et utiliser l’expérience que j’ai acquise au cours des années.»

Au sommet

S’il compte se plier aux exigences de ses instructeurs et privilégier l’esprit d’équipe avant tout, Harris demeure un fier compétiteur. Il estime ainsi qu’il peut encore être un excellent quart dans la Ligue canadienne de football (LCF).

«Je pense que je suis au sommet de ma carrière physiquement et mentalement, a-t-il avancé. Il s’agit qu’une équipe te donne une chance et croie en toi. J’ai l’impression que j’ai cinq années restantes au sommet. Je ne parle pas de moi souvent, mais je pense vraiment que je peux donner mon meilleur football.»

Il a donc bien du mal à comprendre certaines décisions récentes des Elks, qui se sont tournés vers la recrue Taylor Cornelius. Mais en bon vétéran, il a refusé de critiquer son ancienne organisation, qui cherchait certainement une solution après avoir perdu ses cinq dernières parties. Il croit que c’était un changement qui s’imposait, même s’il aurait voulu faire partie de la solution.

«Ça ne s’est pas terminé comme on aurait voulu évidemment, mais j’ai tellement d’amour pour les joueurs dans l’équipe là-bas et [le directeur général] Brock Sunderland, même si on n’était pas d’accord sur certaines décisions qui ont été prises. Mais il y aura toujours des désaccords. Je sais qui je suis et ce que j’ai à offrir. Peu importe quelle est la situation, je vais toujours être un professionnel et donner mon meilleur.»

«Je crois vraiment que c’était la meilleure chose pour les deux clans.»

L’athlète a complété 71,3 % de ses passes pour 5595 verges, 22 touchés et 11 interceptions en 19 parties avec Edmonton. Il est 24e de l’histoire du circuit avec des gains de 23 750 verges.

Vacciné

Par ailleurs, Harris a mis un terme aux spéculations en annonçant qu’il avait été vacciné aux États-Unis la semaine dernière et qu’il pourra voyager avec les Alouettes pour le reste de la saison. Il s’est également dit très excité d’amorcer son périple avec l'équipe, indiquant qu’il commencera à s’entraîner avec ses nouveaux coéquipiers la semaine prochaine.

«C’est tellement une bonne organisation avec une histoire riche et un grand groupe de joueurs, a-t-il déclaré. Je ne pourrais être plus excité d’être ici.»