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Les Raptors peuvent-ils surprendre?

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La saison 2021-2022 de la NBA s’amorcera mardi et pour la première fois depuis plusieurs années, très peu d’attentes ont été formulées à l’endroit des Raptors de Toronto.

La seule formation canadienne du circuit Silver a vécu un amalgame d’émotions la saison dernière. Elle a d’abord quitté son domicile, au nord de la frontière canado-américaine, en raison de la COVID-19, pour finalement s’installer à Tampa, en Floride.

Durant cette campagne écourtée de 72 matchs, les hommes de l’entraîneur-chef Nick Nurse ont maintenu un piètre dossier de 27-45, bon pour le 12e rang dans l’Association de l’Est. Des nombreuses blessures à leurs meilleurs joueurs, ainsi qu’une éclosion de cas de COVID-19 ont grandement ralenti l’équipe championne de la NBA en 2018-2019.

Les Raptors ont aussi perdu une vedette durant la saison morte en Kyle Lowry. L’un des visages de l’organisation lors des neuf dernières saisons a profité de son statut de joueur autonome pour joindre le Heat de Miami.

C’est donc Pascal Siakam, principalement, mais aussi Fred VanVleet et OG Anunoby qui devront assurer la relève.

«À mes yeux, je me suis toujours amélioré, avait mentionné Siakam, en septembre. Je sens que je peux même atteindre un autre niveau. Je me vois vraiment comme un joueur étoile. J’aimerais gagner le titre de joueur le plus utile du circuit. Mais je crois que je dois encore accomplir certaines choses pour atteindre le prochain niveau.»

En plus des revenants, comme le Québécois Chris Boucher, ainsi que Gary Trent fils et Malachi Flynn, ils pourront compter sur l’aide de nouveaux arrivants, comme Goran Dragic et Precious Achiuwa, acquis dans le scénario échange-signature de Lowry, ainsi que Scottie Barnes, sélectionné avec le quatrième tour de parole du plus récent repêchage. Ce dernier a d’ailleurs impressionné par sa versatilité, comme en témoignent ses moyennes 9,8 points, 5,6 passes décisives et 4,8 rebonds par match.

«Il aura un énorme rôle», avait même mentionné Nurse, au sujet de Barnes, au début du camp d’entraînement.

Encore les mêmes favoris

Fort d’un premier championnat en carrière, Giannis Antetokounmpo est loin d’être rassasié. Encore cette année, le Grec et les Bucks de Milwaukee font partie des quelques équipes favorites pour mettre la main sur le trophée Larry O’Brien.

«Je veux vivre ça de nouveau, avait indiqué Antetokounmpo durant une conférence de presse dans un aéroport grec. Je veux continuer de m’améliorer, j’ai encore faim, je veux encore gagner et vivre des moments comme ça, que ce soit à Milwaukee ou avec l’équipe nationale grecque. Ce sentiment de victoire est addictif.»

Les Nets de Brooklyn font aussi figure de favoris dans l’Est, tandis que les Lakers et les Clippers de Los Angeles, tout comme les Warriors de Golden State, viseront les grands honneurs dans une Association de l’Ouest plus compétitive que jamais.