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Sports amateurs

Un grand potentiel pour les athlètes canadiens

Thomas Litalien

Publié | Mis à jour

L’ancien athlète olympique canadien Bruny Surin croit fortement que le Canada sera encore meilleur à Paris, en 2024, qu’il ne l’a été lors des derniers Jeux d’été, à Tokyo.

La feuille d’érable est ressortie des olympiades présentées au Japon en juillet et août avec une récolte de 24 médailles, soit le deuxième plus haut total de son histoire, après les 44 remportées en 1984, à Los Angeles. Ceux-ci ont cependant été marqués par le boycottage de plusieurs pays qui a fait en sorte que la compétition était moins relevée.

«Je m’attends à d’encore meilleures performances à Paris de la part de nos Canadiens, la récolte de médaille sera meilleure que celle de Tokyo», a analysé Surin, lors d’un entretien téléphonique réalisé vendredi, avant la tenue d’un gala de levée de fonds organisé par la Fondation Bruny Surin.

La recette est plutôt simple pour celui qui a eu la chance de voir les athlètes performer directement sur le terrain, à Tokyo.

«C’est un effet boule de neige, a décrit Surin. En voyant les athlètes avoir du succès, les jeunes se disent ‘’s’ils sont les meilleurs, nous aussi on peut l’être’’ et ça les encourage à s’investir. Les jeunes peuvent se servir de ça comme motivation et comme exemple pour s’impliquer. C’est un message qui leur est lancé pour leur dire qu’ils peuvent les battre.»

C’est entre autres très vrai pour l’équipe féminine de soccer, qui a réussi à mettre la main sur la première place pour la première fois de son histoire, après s’être contentée du bronze en 2012 et en 2016, à Londres et Rio.

«J’étais à l’athlétisme et il y avait un certain retard en raison du match de soccer des filles, c’est rendu gros à ce point-là», a dit Surin.

Celui qui a décroché une médaille d’or au relais 4 x 100 m des Jeux d’Atlanta, en 1996, croit que l’avenir est aussi brillant dans le département de l’athlétisme, en commençant par les prouesses d’Andre De Grasse. Celui-ci a gagné une décoration dorée (200 m) et deux en bronze (100 m, 4 x 100 m) à Tokyo, en plus des trois qu’il avait obtenues à Rio.

«Andre De Grasse a déjà participé à deux Olympiques, mais il est encore jeune. Souvent, c’est une question de rester en santé. Le 100 m est difficile sur le corps. Mais, je crois qu’il pourra faire mieux encore.»

Un gala pour les jeunes

Le gala que tient annuellement Surin a pour but d’amasser des fonds qui seront réinjectés dans différents programmes d’aide aux étudiants-athlètes et dans la promotion d’un mode de vie sain. L’ancien coureur a entamé sa carrière sportive grâce à de l’aide de généreux dons et c’est sa manière à lui de redonner à une communauté qui lui est chère.

«On m’a beaucoup aidé et j’aurais trouvé ça ingrat de ne pas rendre la pareille», a humblement souligné Surin.

Un peu moins de 300 personnes seront admises à la salle de bal Le Windsor. La soirée célébrera tous les athlètes olympiques et paralympiques canadiens et Surin sera très heureux s’il peut récolter 130 000 $ en dons. Un encan en ligne sera également accessible à tous ceux qui désirent offrir de leur argent sans pouvoir participer physiquement au gala.