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Hommage à Matiss Kivlenieks

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Malgré une importante victoire de 8 à 2 contre les Coyotes de l’Arizona, jeudi, ce n’était pas le nom d’une personne présente dans le vestiaire des Blue Jackets de Columbus qui retenait l’attention, mais plutôt celui de Matiss Kivlenieks.

Le gardien letton, membre de la formation de l’Ohio, est décédé dans un tragique accident, le 4 juillet dernier. Les Blue Jackets ont profité de ce premier duel à domicile de la saison pour honorer la mémoire de leur ancien portier. 

Pour l’occasion, la famille de Kivlenieks a été invitée au Nationwide Arena. Le gardien des Blue Jackets, Elvis Merzlikins, non seulement un ancien coéquipier, mais aussi un grand ami de Kivlenieks, arborait le numéro 80 appartenant anciennement au défunt homme masqué, pour honorer sa mémoire.

«Ce n’est pas simplement tes jambes qui tremblent, c’est tout ton corps. De l’extérieur ça ne se voyait peut-être pas, mais je peux vous assurer que je tremblais de tout mon corps, a admis Merzlikins, au terme de la rencontre. Ce n’est pas quelque chose qui se contrôle, parce que les émotions sont trop grandes. Quand j’ai vu sa petite sœur, puis le reste de sa famille, je suis devenu émotif instantanément.

«C’était mon match le plus important. J’étais nerveux, parce que je ne voulais pas embarrasser ce numéro, pour ce qui s’est avéré être mon premier et dernier match avec ce numéro. Le départ a été difficile, mais je suis heureux et fier de moi-même, d’avoir été en mesure de gérer le tout mentalement.»

«Tous les gars vivent ça différemment, que ce soit Elvis, notre entraîneur des gardiens Manny [Legace], les gars qui étaient proches ou moins [de Matiss] et même les nouveaux gars, de dire l’entraîneur-chef Brad Larsen. La dynamique est tellement différente d’un joueur à l’autre que c’est impossible de trouver les mots justes.»

Digne du numéro 80 

Si Merzlikins craignait de ne pas honorer proprement la mémoire de son ami dans l’éventualité qu’il ne connaisse pas sa meilleure sortie, il pourra finalement dire : "mission accomplie". L’athlète de 27 ans a repoussé 36 des 38 lancers dirigés vers lui pour signer le gain.

«Elvis a été très bon et qui aurait pu savoir comment ça allait se dérouler, parce qu’il était très émotif avec la situation de [Kivlenieks], a ajouté Larsen. C’était une victoire de 8 à 2 assez étrange. Je suis content de la victoire, ce n’est même pas une question, mais on a encore beaucoup de travail à faire. Mais c’est très positif de revoir l’excitation des amateurs, le fait que les gars en profitent, ainsi que pour Matiss et sa famille.»

«[Les gars] m’ont aidé dès le début, a avoué Merzlikins. Nous savions qu’ils allaient mettre de la pression, parce qu’ils sont rapides. Tout le monde m’a aidé, les attaquants, les défenseurs, tout le monde. Ils savaient que le match était important pour moi et ils étaient là pour moi.»