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«J'aurais voulu rester à Montréal» - Phillip Danault

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Alors qu'il amorce la première saison d'une entente de six ans avec les Kings de Los Angeles, Phillip Danault a raconté à Renaud Lavoie comment il avait vécu les derniers mois.

Lors d'une généreuse entrevue diffusée lors de l'émission «L'après-match LNH», jeudi, le joueur de centre a déclaré qu'il aurait bien aimé poursuivre l'aventure avec les Canadiens, mais que ce désir n'était pas réciproque chez les dirigeants de la formation montréalaise.     

«Ils ne sont pas revenus à la charge pour me garder. J'aurais voulu rester à Montréal. C'est correct aussi. Les Canadiens ont pris la décision d'y aller avec les jeunes. Je ne suis pas fâché, je comprends très bien. Je ne suis pas le premier à qui ça arrive. On dirait que je le savais depuis le début que je m'en allais. Ma femme et mon enfant m'ont aidé énormément. Je revenais du hockey et ce n'était pas facile pendant la pandémie. J'avais le vent dans la face, solide, mais c'était important pour moi de réussir.»

Même si le fait de quitter Montréal n'a pas été facile, le Québécois estime avoir maintenant tourné la page et que son adaptation chez les Kings se déroule à merveille.

«On s'adapte tranquillement, c'est complètement différent. Nous sommes allés au restaurant, on a juste soupé ma femme et moi. Il n'y a eu aucune photo et aucun autographe. C'est juste très simple. À Montréal, tout le monde te connaît et c'est le seul sport. Ici, on est le sixième sport le plus populaire. Los Angeles, c'est énorme! Il y a beaucoup de monde. Ça nous permet de faire d'autres choses aussi. Mentalement, c'est moins dur. C'est un gros changement et une grosse adaptation.»

Avant de tester le marché des joueurs autonomes sans compensation, Danault avait indiqué que le rôle qu'il allait devoir jouer au sein de sa nouvelle équipe allait peser pour beaucoup dans la balance. Il soutient que les Kings ont comblé les attentes, à ce niveau, du moins pour le moment. 

«C'est une autre chose. Ce n'est pas juste défensif, pour l'instant. À Montréal, je tentais de ne pas trop y penser. Mon but premier reste le hockey. Mais quand tu ne peux pas t'amuser avec la rondelle et que tu te concentres juste sur le jeu défensif, la passion peut baisser tranquillement. Je ne chialais pas et je faisais mon rôle. Je faisais ce qu'on me disait de faire. Ici, on me donne plus de liberté et on me permet de voler de mes propres ailes.»

L'ancien des Canadiens a également tenu à louanger le président des Kings, Luc Robitaille, qui a joué un rôle important dans sa décision de déménager à Los Angeles.

«Honnêtement, je n'avais aucune idée dans quoi je m'embarquais. Je ne connaissais personne, quand j'ai signé ici, mais les Kings ont su très bien m'accueillir. Luc Robitaille est venu manger avec nous. C'est vraiment une bonne personne. Je vois la confiance en moi. Ça va me donner des ailes.»

Voyez l'entrevue de Phillip Danault dans la vidéo ci-dessus.