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Sports divers

GDPL: un premier événement en «vrai» depuis la pandémie

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L’organisation du Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL) tiendra ce week-end sa Grande Marche automnale, un premier événement en présentiel depuis le début de la pandémie. Indirectement, la COVID-19 a incité des centaines de milliers de Québécois à bouger et a permis à Pierre Lavoie et son équipe de rejoindre plus de gens que jamais.

Il s’agit en quelque sorte de la consécration pour la formule hybride imaginée par le GDPL et son cofondateur. Pour la Grande Marche, un parcours de cinq kilomètres, 89 municipalités du Québec ont accepté de prêter main-forte en mettant sur pied leur propre parcours.

Les participants peuvent aussi choisir d’établir leur propre tracé ou encore de participer à l’un des trois gros événements de Saguenay, Québec et Montréal. Bref, la Belle Province sera parcourue de long en large du 15 au 17 octobre.

«Les autres événements, on les soutient, mais les trois qu’on organise sont pleins, a indiqué mercredi en entrevue M. Lavoie, qui s’attend à la participation d’environ 150 000 marcheurs. On est super content. La réponse est extrêmement positive.»

La pandémie à ce bon côté pour le GDPL, qui a connecté avec bien plus de Québécois qu’auparavant. Par exemple, 190 000 cyclistes ont pris part au 1 000 000 de KM Ensemble en juin dernier.

«Le virtuel a tellement été populaire, il a permis de sauver bien des organisations. Ça serait fou de le laisser aller, a fait savoir M. Lavoie, qui, fidèle à son habitude, a répondu à l’auteur de ces lignes pendant une sortie à vélo. Avec le web, on réussit à rejoindre beaucoup de gens qui ne peuvent pas être là en présentiel.»

«Ce sont les bons côtés du COVID. La prise de conscience sociétale sur la prévention, sur notre santé, et qu’on a un grand contrôle là-dessus comme individu», a ajouté l’homme de 57 ans.

Le pouvoir de la marche

Pierre Lavoie invite bien entendu tout le monde à participer au défi de cinq kilomètres qu’il a lancé aux Québécois. Après tout, la marche est l’activité physique la plus accessible de toutes.

«La marche, c’est beaucoup plus démocratique que le vélo, que la course. Ce sont des choses qui se font en famille, entre amis. C’est bon pour les idées. Ç’a plein d’avantages et je suis content que les gens comprennent», a mentionné M. Lavoie.

Ce dernier prendra part aux trois événements de la Grande Marche, tantôt avec des membres de sa famille, tantôt avec des proches. Une chose est certaine, il sera accompagné de son compagnon à quatre pattes, Kona, un jeune berger australien rempli d’énergie.

«Ça lance le message que quand on est accompagné d’un ami, c’est beaucoup plus durable quand on bouge, a expliqué Pierre Lavoie. Quand on n’a pas d’amis, ça peut être un chien! Lui, il est toujours volontaire pour aller marcher, peu importe les conditions.»

La pluie pourrait d’ailleurs attendre les participants à la Grande Marche ce week-end. Une réalité automnale du Québec à laquelle il faut s’habituer, croit le triathlonien.

«Si vous attendez qu’il fasse beau pour bouger, vous allez rester sédentaires. Parfois au Québec, il ne fait pas beau longtemps, alors c’est important de vous habituer. Aujourd’hui, il n’y a que ça, de bons vêtements pour toutes les conditions.»

L’organisation du GDPL contribuera à ce niveau en faisant tirer au hasard 50 manteaux Grand Marcheur parmi les participants à l’événement.

-Les grands rassemblements auront lieu à Saguenay (15 octobre), Québec (16 octobre) et Montréal (17 octobre), avec une performance musicale du chanteur Boom Desjardins.