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Crédit : Photo d’archives

Canadiens de Montréal

Danick Martel rêve toujours à la LNH

Publié | Mis à jour

À 26 ans, Danick Martel se trouve déjà à la croisée des chemins dans sa carrière professionnelle. À l’aube de sa huitième saison dans la Ligue américaine, l’attaquant québécois doit saisir sa chance chez le Rocket.

Il n’y a pas si longtemps, Martel patinait dans la LNH sur l’équipe de réserve du Lightning de Tampa Bay. Durant la saison 2018-2019, il était resté dans le giron immédiat de la troupe de John Cooper en y jouant neuf des 82 matchs. 

Il n’y est jamais retourné alors qu’il a passé les deux dernières campagnes dans la Ligue américaine à Syracuse, Springfield et Albany.

N’ayant jamais reçu le privilège d’être sélectionné par une équipe du circuit Bettman, le petit attaquant de 5 pi 8 po n’a jamais lésiné sur les efforts. Mais il en est tout de même à sa cinquième organisation chez les pros.

Marqueur de 99 buts et auteur de 183 points à ses 305 matchs dans la Ligue américaine, Martel ne dispose plus de grande marge de manœuvre s’il souhaite un jour s’établir dans la LNH. Il y compte 13 matchs en carrière.

Évaluation 

Son nouvel entraîneur-chef à Laval, Jean-François Houle, le connaît bien alors qu’il l’a dirigé chez l’Armada de Blainville-Boisbriand, dans la LHJMQ.

Selon lui, son attaquant se trouve à la croisée des chemins.

«Il a connu des hauts et bas dans sa carrière professionnelle. Pour s’établir dans la LNH un jour, il doit trouver sa constance», a témoigné l’instructeur.

«Quatre joueurs de l’alignement sont dans cette situation, a-t-il ajouté. Ils doivent saisir la nouvelle chance qui leur est accordée s’ils désirent continuer à jouer. Danick doit démontrer qu’il souhaite rester ici. Il en est pleinement conscient.»

Durant le camp d’entraînement, Houle l’a longuement évalué. Il lui a d’ailleurs permis d’évoluer à l’aile au sein du premier trio lors des deux matchs préparatoires contre Belleville et Toronto en le jumelant à Jean-Sébastien Dea et Rafaël Harvey-Pinard ainsi que Laurent Dauphin et Kevin Roy.

«Le temps de glace dans la LAH est important dans le cas de Danick. Il peut nous en donner beaucoup. Je sais ce qu’il peut apporter», a signalé Houle.

Avec sa vitesse et son énergie, il voudrait pouvoir l’utiliser dans plusieurs aspects du jeu.

Autre saison de 20 buts? 

À ses quatre saisons de plus de 50 matchs dans la Ligue américaine, l’attaquant a toujours compté au moins 20 buts.

Il s’est d’ailleurs encore fixé cet objectif à Laval.

«J’ai plusieurs objectifs. J’évolue dans une équipe incroyable avec beaucoup d’expérience. À mon âge, je veux être un bon leader. Personnellement, je souhaite aligner une autre saison de 20 buts. J’en compte plusieurs même si je ne jouais pas sur l’attaque à cinq. Je sais que je peux réussir, car je dois prouver que je suis capable de jouer dans cette ligue et dans la LNH.»

Comme Alex Belzile qui a mérité sa place chez le Canadien, il ne baisse jamais les bras.

Depuis 2015, le natif de Drummondville a traversé bon nombre de moments frustrants, notamment lors de sa dernière saison à Syracuse, club-école du Lightning en 2019-2020.

Un changement d’air et l’impact de la pandémie l’ont fait passer par l’organisation des Panthers et des Devils avant d’aboutir dans la métropole cet été.

«C’est toujours plus difficile de percer et faire sa place pour un joueur qui n’est pas repêché. Je sais que je ne passerai pas devant les meilleurs espoirs du club. Mais je suis capable de faire ma place et de bien accomplir mon travail», a insisté Martel.

«Je vais travailler assurément plus fort, car c’est dans mon style de jeu. Je vais m’arranger avec les chances qu’on va m’offrir et je sauterai sur les occasions qui vont se présenter pour obtenir de nouvelles tâches. Je veux être fier de ce que j’accomplis.»

Sa quête s’amorce vendredi soir alors que le Rocket lance sa saison en recevant les Senators de Belleville, à la Place Bell.