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Casey Mittelstadt en audition

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À 24 ans, bientôt 25 ans, Jake Eichel reste un joueur dans la fleur de l’âge. Mais Eichel ne fait pas partie du casse-tête actuel des Sabres en raison de sa querelle avec l’équipe pour le choix de son opération au cou. Son absence laisse un énorme trou à la position cruciale de centre.

Pour le premier match de la saison contre le Canadien, jeudi, les Sabres miseront sur trois jeunes joueurs de centre pour leurs trois premiers trios. Casey Mittelstadt a 22 ans, Tage Thompson en a 23 et Dylan Cozens, 20. 

Cody Eakin, qui occupe la chaise du quatrième pivot, est le doyen à 30 ans.

«Oui, ça représentera un défi, a noté Don Granato, l’entraîneur-chef des Sabres. On sait tous qu’il y a beaucoup de responsabilités pour les centres dans la Ligue nationale [LNH]. Ils ont besoin d’aider nos défenseurs dans plusieurs situations et ils doivent faire attention à de nombreux détails. Mais on a aussi des options. Zemgus Girgensons peut jouer au centre, tout comme Arttu Ruotsalainen.»

«L’an dernier, nous avions déplacé un ailier droit au centre avec Sam Reinhart. Il a eu besoin de temps pour s’adapter, mais il a bien joué. Nous sommes conscients que la position de centre reste en évolution pour notre équipe.»

Il n’y a pas juste la position de centre qui reste en évolution. Devant le filet, les Sabres ont l’un des pires duos de gardiens des dernières années avec Craig Anderson, 40 ans, et Dustin Tokarski, 32 ans.

Garder la même identité 

Mittelstadt, le huitième choix au total au repêchage de 2017, a reçu la première audition comme premier joueur de centre de l’équipe en l’absence d’Eichel. Dans une autre saison moribonde l’an dernier à Buffalo, l’Américain a obtenu 22 points (10 buts, 12 aides) en 41 rencontres.

«C’est un défi, a répliqué Mittelstadt en parlant de son nouveau rôle. Il y a plusieurs bons joueurs et plusieurs bons centres dans la LNH. Je me retrouverai contre le premier ou le deuxième de l’autre équipe tous les soirs. Mais pour moi, ça ne changera pas trop. Je garderai la même préparation avant une rencontre. Je ferai des erreurs sur la glace, mais je jouerai comme je l’ai toujours fait en gardant la même identité.»

«À ses premiers pas avec les Sabres, on voyait déjà son talent et son potentiel, a renchéri l’ailier Jeff Skinner, un autre membre du premier trio. Il est un gros choix au repêchage. Ce n’est pas un hasard. Il peut contrôler le jeu quand il joue bien au centre. Il s’améliore constamment et c’est exactement ce que tu veux voir d’un jeune. Il jouera un gros rôle pour notre équipe. J’espère qu’il pourra poursuivre sur sa lancée du camp.»

Rochester pour mieux avancer 

À sa deuxième saison complète dans la LNH en 2019-2020, Mittelstadt avait fait un détour dans la Ligue américaine (LAH) à Rochester. Il avait subi un sort semblable à celui de Jesperi Kotkaniemi lors de la même saison.

«Si tu m’avais posé la question à l’époque, j’aurais probablement dit que ce n’était pas la bonne chose, a répliqué le numéro 37. Mais avec le recul, je réalise que oui. J’ai regagné ma confiance et mon jeu durant mon temps à Rochester. J’ai aimé mon expérience avec Chris Taylor comme entraîneur-chef. C’était la meilleure des choses pour moi. J’ai joué de grosses minutes, je touchais régulièrement à la rondelle et je redevenais le joueur que je connaissais. Après ce passage à Rochester, j’ai passé un bel été en retrouvant ma confiance pour la saison suivante.»

Le cas de Mittelstadt illustre encore une fois qu’une équipe doit prendre son temps avec les jeunes joueurs et qu’il n’y a pas toujours le feu à faire le saut dans la LNH.

«À ce moment, nous croyions que c’était le meilleur scénario pour Mittelstadt comme organisation, a dit Granato qui était un adjoint de Ralph Krueger en 2019-2020 avec les Sabres. Nous avons une équipe dans la LAH et c’est une ressource que nous pouvons utiliser. Ce joueur avait plus à gagner en retournant à Rochester qu’en restant à Buffalo. C’était une équation assez simple. Casey avait avalé la pilule difficilement au départ, mais je crois qu’il dira aujourd’hui que c’était le bon choix.»