Photo : Louis Crevier (en rouge) a pris part au camp des Remparts avant de participer à celui des Blackhawks de Chicago au cours des dernières semaines. Crédit : Photo d'archives, Stevens LeBlanc

LHJMQ

Remparts: retour de taille à la ligne bleue

Le défenseur Louis Crevier revient du camp des Blackhawks rempli de confiance

Publié | Mis à jour

Il y aura un ajout « de taille » à la ligne bleue des Remparts ce week-end : le défenseur format géant Louis Crevier, finalement de retour du camp d’entraînement des Blackhawks de Chicago, où il a fait le plein de confiance et d’expérience. 

« J’ai tout laissé là-bas, a raconté l’arrière de 6 pi 8 po, mardi. Le fait que je sois resté longtemps au camp, ça veut dire qu’ils m’aimaient bien. J’ai eu des bons commentaires de tout le monde. » 

En raison de la pandémie de COVID-19, Crevier n’avait pas participé au camp de l’équipe l’an dernier. Le joueur de 20 ans, choix de septième tour en 2020, s’est donc présenté à Chicago avec la pression d’impressionner l’état-major. 

« J’avais un camp pour démontrer ce que j’étais capable de faire, alors c’était un peu plus stressant, a expliqué Crevier. [...] Mais je pense que j’ai été une belle surprise. J’ai eu la chance de rester avec les “big boys” pendant le camp et ça c’est bien passé. »

Dans la cour des grands

Parlant des « big boys », Crevier a-t-il eu la chance de discuter avec quelques-uns des vétérans des Blackhawks pendant son séjour de trois semaines en Illinois ?

« Je ne suis pas le plus extraverti, a reconnu le défenseur, sourire en coin. Je ne suis pas allé voir Patrick Kane pour lui dire “salut mon homme, ça va ?”, mais juste le fait de pratiquer avec eux, ça m’a permis de leur poser des questions. »

Et le vétéran des Remparts a aussi pu bénéficier de la présence d’un joueur qui sait par quoi il est passé : le défenseur québécois Nicolas Beaudin, ancien des Voltigeurs de Drummondville qui a été sélectionné au premier tour par les
Blackhawks en 2018. 

« Il m’a présenté à Marc-André Fleury. Ce sont des gars que je regarde depuis que je suis jeune, c’était vraiment cool », a raconté Crevier. 

« Quand tu commences à leur parler, tu les vois encore comme des vedettes de la LNH, mais tu les vois aussi comme des personnes, alors ça devient plus facile d’échanger avec eux. »

Comme chez les pros

Même s’il s’est mis beaucoup de pression pour bien paraître au camp des Blackhawks, Crevier savait dès le départ qu’il retrouverait ses coéquipiers des Remparts au cours de la saison. 

« Je suis super content de revenir ici, on a une bonne équipe, a dit l’ex-porte-couleurs des Saguenéens de Chicoutimi. Et pour moi, les Remparts, c’est un peu une organisation professionnelle. » 

Après avoir été retranché par les Blackhawks la semaine dernière, le hockeyeur originaire de la région de Québec a pu prendre part à deux matchs avec les IceHogs de Rockford, dans la Ligue américaine de hockey. 

Les Remparts se considèrent chanceux  

Louis Crevier souffre d’une infection au pied qui l’a empêché de s’entraîner avec les Remparts, mardi, à son retour avec l’équipe.

Malgré cela, l’entraîneur-chef Patrick Roy est confiant de le voir patrouiller la ligne bleue ce week-end en Abitibi aux côtés d’Evan Nause, tenu à l’écart du jeu depuis plusieurs semaines en raison d’une blessure à l’épaule. 

« Pour nous, c’est un bonus d’avoir un joueur comme lui », a commenté Roy au sujet de son défenseur format géant.

« On se considère chanceux de pouvoir compter sur un défenseur comme lui. Ce qui est extraordinaire dans son cas, c’est sa progression. Les Saguenéens ont vraiment fait un bon travail avec lui », a poursuivi l’entraîneur-chef. 

Patrick Roy estime d’ailleurs qu’il mise, en Crevier, sur l’un des meilleurs arrières de la LHJMQ. 

« Je ne sais pas si c’est le premier, le deuxième, le troisième, ça, on le verra bien au cours de l’année. Mais une chose qui est certaine, c’est que c’est un défenseur qui est capable de jouer de grosses minutes. »

Un atout pour un gardien

Comme ancien gardien, Roy est conscient de l’importance d’avoir un défenseur aussi imposant devant son filet.

Surtout que plusieurs matchs importants sont maintenant gagnés à bas pointage, peu importe la ligue. 

Il cite en exemple le cinquième match de la dernière finale de la Coupe Stanley, remporté 1 à 0 par le Lightning de Tampa Bay contre le Canadien. 

« C’est un atout. J’ai eu des grands défenseurs devant moi, avec l’Avalanche ou avec le Canadien, a rappelé Roy. On est toujours content d’avoir un gars de cette stature, qui est capable de bien travailler devant le filet. Ça aide n’importe quel gardien. »

L’entraîneur-chef est d’ailleurs convaincu que son nouveau venu, acquis durant l’été, obtiendra un contrat avec les Blackhawks. 

« Comme je l’ai dit auparavant, ç’a été le coup de cœur du camp. Ils l’ont adoré », a-t-il réitéré.