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«GSP» regrette de ne pas avoir eu le courage de Carey Price

Publié | Mis à jour

Georges St-Pierre dit admirer l'initiative du gardien des Canadiens de Montréal Carey Price, qui s'est soumis au programme d'aide de la LNH afin de chasser ses démons. 

En réaction à cette percutante annonce, «GSP» a confié à l'animateur Jean-Charles Lajoie qu'il ne l'a pas eu facile pendant sa brillante carrière dans l'UFC, lorsqu'il fut un des pugilistes les plus dominants du circuit avec neuf défenses de titres consécutives. Ci-dessus, voyez l'entrevue intégrale de Georges St-Pierre à «JiC».

«Je regrette de ne pas en avoir parlé. J'admire Carey Price. Ça prend du courage pour montrer une telle vulnérabilité. 

«Il a fait quelque chose que je n'ai pas eu le courage de faire.»

Avec le recul, l'ex-combattant regrette de ne pas avoir été chercher de l'aide dans une période sombre de sa carrière, soit à l'époque où il a croisé le fer avec Johny Hendricks dans l'octogone. C'était en 2013.

«J’ai souffert d’une forme de dépression, précise-t-il. C’était le camp d’entraînement le plus pénible de ma carrière. Je me battais contre l'UFC pour les drogues de performance et je me battais contre mon adversaire. 

«Personne ne me soutenait là-dedans. En plus, j'avais des problèmes personnels qui ont fait en sorte que j'ai trop eu de pression pendant trop longtemps sur mes épaules. J’ai cassé.»

Ainsi, St-Pierre a cru bon de se retirer de la compétition après sa victoire contre Hendricks. Si c’était à refaire, il aurait fait les choses autrement. Il se serait occupé de sa santé mentale.

«Je me sentais mal et j’avais honte d’en parler parce que je me disais que les gens allaient me montrer du doigt et dire: "Georges St-Pierre a de la popularité, il a de l’argent, pourquoi se plaint-il si plein de monde souhaiterait être à sa place?". 

«J’avais honte de ça. Je n’avais pas le courage d’en parler et ç’a mal sorti quand j’ai décidé d’annoncer publiquement que je devais me retirer.»

«Rien de mal à ça»    

Aujourd’hui, St-Pierre, qui a aussi souligné le courage du boxeur Tyson Fury et de la gymnaste Simone Biles, incite les personnes vulnérables à exposer leurs faiblesses avant que la détresse ne soit trop grande.

«Quand quelqu’un a besoin de prendre une pause, il n’y a rien de mal à ça», a-t-il assuré.

Et peu importe qui est aux prises avec des troubles de santé mentale - que ce soit une célébrité ou autre -, le Québécois insiste qu’il ne sert à rien de «porter des jugements quand on n’est pas au courant» de la situation d’autrui et que l’empathie est la clé dans l’acceptation. 

«Le cerveau fonctionne différemment pour chaque personne. C’est très difficile de se mettre dans la peau de quelqu’un. On ne comprend pas vraiment ce qui se passe dans la vie d’un individu, car on n’est pas cet individu.

«On voit juste le côté positif de la chose, mais la réalité est parfois très différente. On ne sait pas ce qui se passe dans sa vie. Il faut respecter ça.»