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Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Discours émotif de Gallagher sur Price

Publié | Mis à jour

Brendan Gallagher a toujours compté sur la présence de Carey Price dans les moments de réjouissances comme dans les moments plus sombres de sa carrière.

À sa sortie d’un revers de 5 à 4 en tirs de barrage contre les Sénateurs d’Ottawa, Gallagher n’a pas parlé une seule seconde de cette rencontre préparatoire du Canadien de Montréal. Et c’était bien logique. L’ailier droit a salué le courage de son coéquipier qui a choisi d’adhérer au programme d’aide aux joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) et l’Association des joueurs (AJLNH).

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«Je suis ici depuis dix ans et j’ai toujours joué avec Carey, a rappelé Gallagher. Je ne peux rêver d’un meilleur coéquipier. Il est un modèle pour la ville, pour les jeunes et la communauté autochtone. Il a décidé de se regarder dans le miroir et il a voulu devenir un meilleur homme. Il est déjà un bon coéquipier, un bon mari et un bon père. Mais il a besoin de travailler sur lui. C’est un geste courageux, une décision difficile. Il a notre appui comme coéquipier et ami.»

Sentiment d’impuissance 

À l’instar de Marc Bergevin et de Dominique Ducharme, Gallagher ne s’attendait pas à un tel scénario.

«Il y avait beaucoup d’émotions quand j’ai appris ça, a-t-il dit. J’étais surpris. J’étais aussi un peu déçu. Je le considère comme un très bon ami. Chaque fois que j’ai vécu des situations difficiles, il était là pour m’aider. J’aurais aimé faire la même chose pour lui. Je ne le savais pas. Mais je suis heureux de sa décision. Nous aimons le hockey, mais ça devient secondaire quand tu penses aux choses plus sérieuses de la vie.»

«Carey est une personne spéciale, un ami spécial. Il reviendra comme un meilleur homme. Les gens les perçoivent souvent comme Superman, mais c’est assez injuste de le décrire de cette façon simplement puisqu’il est un bon joueur de hockey. Il a toujours bien géré la pression et les bruits de l’extérieur dans un gros marché de hockey. Tu es encore plus reconnaissant de ce qu’il peut faire pour cette équipe quand tu connais tout ce qu’il peut endurer.

Le message d’Allen 

En l’absence de Price, Jake Allen jouera le rôle de gardien numéro un pour les prochaines semaines. Il aura de grosses jambières à remplacer. À l’instar de Gallagher, le Néo-Brunswickois avait la tête ailleurs qu’au hockey.

«J’ai parlé à Carey aujourd’hui, a souligné Allen. Je garderai notre conversation privée. Je regarde plus l’humain que le joueur de hockey. Le hockeyeur peut attendre. Ça devient secondaire. Je suis fier de lui, ce n’est pas une situation facile. On a vécu cette situation avec [Jonathan Drouin] au mois d’avril. Carey fera ce qu’il faut pour rebondir.»

L’intelligence de Maurice 

La nouvelle de Price a rapidement fait le tour de la planète hockey. À Winnipeg, Paul Maurice a offert une réponse des plus sensibles pour commenter l’adhésion du gardien du CH à un programme d’aide.

«Je suis toujours heureux quand j’entends ça et pour plusieurs raisons. Je ne parle pas précisément de Carey, mais j’ai déjà dirigé des joueurs qui ont eu recours à ce programme. Il s’agit de réels problèmes de la vie. Ça n’a rien à voir avec un compte en banque. Le jour où un joueur décide d’obtenir de l’aide, il fait un pas dans la bonne direction. Et c’est encourageant. C’est une très bonne chose.»

«Si nous faisons les bonnes choses dans notre société, je crois qu’un tel geste peut faire son chemin, a poursuivi l’entraîneur-chef des Jets. Le jeune garçon de 12 ans qui porte le chandail de Carey Price ne regardera pas Carey Price comme une mauvaise personne. Il le verra comme une personne courageuse pour lui et pour sa famille puisqu’il n’a pas eu peur d’aller chercher de l’aide. Il fait face à un obstacle dans sa vie, mais il prend les bonnes décisions pour s’en sortir. Ce n’est pas un tabou de recourir à de l’aide. Je trouve ça triste de savoir qu’il [Price] a besoin de s’inscrire au programme, mais je suis heureux de constater qu’il veut s’aider.»