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P-L Dubois: «je n'étais pas prêt du tout»

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Pour Pierre-Luc Dubois, chaque joueur doit suivre son propre chemin et le développement de chaque jeune ne devrait pas être précipité.

Le Québécois a été repêché par les Blue Jackets de Columbus au troisième rang de l’encan 2016 de la Ligue nationale de hockey (LNH) et, malgré ce choix élevé, l’organisation de l’Ohio l’a rétrogradé au hockey junior à la suite de son premier camp d’entrainement. 

«Je n’étais pas prêt du tout à mon premier camp d’entrainement, c’était comme un coup de poing en plein visage, physiquement et mentalement, a partagé Dubois, lors d’une conférence de presse, mardi. Je croyais que j’étais prêt, mais je ne l’étais pas. Il n’y a pas de manière parfaite d’intégrer la LNH.»

Le natif de Sainte-Agathe-des-Monts a ensuite produit 55 points en 48 matchs dans une saison partagée entre les Screaming Eagles du Cape Breton et l’Armada de Blainville-Boisbriand dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), avant de connaitre un bon parcours éliminatoire.

C’est à l’âge de 19 ans que Dubois a percé la formation des Blue Jackets et il a mis un peu de temps à démarrer proprement.

«Si on remonte à ma première année, j’ai fait environ deux ou trois points lors de mes 19 premiers matchs, puis j’en ai fait une quarantaine dans les 60 suivants, a-t-il analysé. Me retourner dans le junior à 19 ans n’aurait probablement pas été la bonne chose. Mais quand je l’ai été à 18 ans, j'ai cru que c’était la bonne décision. Je n’étais pas encore prêt pour la Ligue nationale. En regardant ce que j’ai fait depuis le début de ma carrière à Columbus et Winnipeg, c’était la bonne chose à faire.»

Chaque chemin est différent 

Que ce soit en raison du rang de repêchage, de la maturité physique ou mentale ou d’une myriade d’autres facteurs, Dubois a soutenu que le chemin pour se rendre dans la grande ligue n’a pas une seule voie.

«Tout le monde est différent et évolue dans de différentes situations, a mentionné Dubois. Je crois que quand c’est le temps, ça se voit. C’est autant physique que mental et c’est aussi la confiance.»

Loin d’être une science exacte, le développement d’un jeune hockeyeur peut passer par deux années supplémentaires dans les rangs juniors, un passage dans la Ligue américaine, une excursion en Europe, ou même à l’Université, sur le circuit de la NCAA.

«Des fois, certains sont promus trop rapidement et n’ont pas les occasions qu’ils méritent, ce qui peut faire en sorte qu’ils ne se développent pas de la bonne manière. Il y en a d’autres qui jouent dans la AHL une année ou deux, puis sont rappelés au bon moment, ce qui leur donne les meilleures occasions.»

Le personnel dirigeant doit donc être à l’affût de tous les détails concernant le jeune et savoir quand il est prêt à faire le grand saut, que ce soit pour son bien ou celui de l’organisation.

«Il n’y a pas de manière exacte pour se rendre à la LNH. À ma deuxième année, j’étais prêt pour le camp et pour Columbus. Une fois que j’ai compris ce que je pouvais faire ou non, c’est là que mon jeu a pris son envol», a conclu Dubois.