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Vigneault réagit aux accusations de Lehner

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Les réseaux sociaux sont une bibitte difficile à contrôler. Les dérapages sont nombreux. Les sautes d’humeur et les réactions spontanées sont à proscrire. Et quand on s’attaque à quelqu’un, vaut mieux avoir la couenne dure et des preuves béton.

Robin Lehner l’a appris à ses dépens au cours du week-end. Rappelons que le gardien des Golden Knights a lancé un pavé dans la mare, samedi soir, dans une enfilade de tweets.        

D’abord, il s’est interrogé sur l’habitude qu’auraient certaines équipes à fournir des Benzodiazépines, qui servent à traiter l’anxiété et l’insomnie en ralentissant l’activité cérébrale, et de l’Ambien, un somnifère, à ses joueurs.

Puis, dans un autre gazouillis rédigé dans la même minute, il a commandé le congédiement d’Alain Vigneault en le qualifiant de «dinosaure traitant les gens comme des robots».

Sept minutes plus tard, il a répondu à son propre tweet en ramenant de nouveau le sujet des pilules pour dormir sur le tapis.

Évidemment, cette sortie du gardien de 30 ans a suscité de nombreuses réactions à travers la LNH. Même Vigneault a dû répondre à des questions des journalistes à ce sujet.

«C’est complètement faux, s’est-il d’ailleurs défendu. On est dans la LNH, pas dans Slap Shot ! Il n’y a pas un entraîneur-chef ou un entraîneur adjoint dans cette ligue qui ne guiderait pas un joueur, qui viendrait à lui, vers les bonnes ressources.» 

Rencontré par la LNH 

Pendant ce temps, Lehner, qui avait promis de sortir une histoire scandaleuse par jour sur le circuit Bettman s’est tu... jusqu’à lundi midi.

À Emily Kaplan, de ESPN, le Suédois a indiqué qu’il s’agissait de deux histoires distinctes. Que jamais il n’a accusé Vigneault de distribuer des pilules. Il a affirmé n’avoir voulu que souligner la façon dont il traitait ses joueurs.

Curieux, tout de même, que Lehner ait mis 36 heures à réagir, alors que le feu se propageait à vive allure et que son histoire faisait les manchettes au Canada et aux États-Unis. Une explication venue un peu tard.

Dimanche, dans un échange de courriels, l’Association des joueurs de la LNH avait confirmé au Journal qu’elle était en contact avec Lehner. Voilà qui pourrait expliquer ce long silence.

La LNH a également eu des discussions avec Lehner. Lundi matin, à The Jeff Marek Show, un balado de Sportsnet, le commissaire y est allé de la déclaration suivante : «Pas besoin de tweeter pour attirer notre attention. Nous avons un numéro 800 qui peut être utilisé. Il est donc possible de nous appeler directement. Toutefois, s’il y a des inquiétudes, on veut les entendre et voir de quelles façons il est possible d’y remédier.»

Dans les meilleures intentions 

Dans son point de presse tenu devant les médias de Philadelphie et retransmis de façon virtuelle, Vigneault tentait de comprendre d’où a pu émaner cette histoire.

«Je coache depuis plusieurs années. Je sais que je suis dur et exigeant. Mais, mes joueurs me tiennent à cœur. Au fil des ans, des joueurs m’ont aimé, d’autres un peu moins. Toutefois, mes intentions ont toujours été les meilleures et j’ai toujours agi avec respect», s’est-il défendu.

Fait à noter, Lehner n’a jamais évolué sous les ordres de Vigneault. Par conséquent, ce que l’homme masqué suédois a lancé viendrait forcément d’histoires qui lui ont été racontées.

Vigneault a indiqué que dans la formation actuelle des Golden Knights, Jonathan Marchessault, Mark Stone et Shea Theodore avaient joué pour lui sur la scène internationale et que Nick Holden défendait les couleurs des Rangers lorsqu’il en était l’entraîneur-chef.

«Je suis pas mal certain qu’ils n’ont rien dit de négatif à mon endroit.»

Nolan Patrick? 

Toutefois, c’est vers Nolan Patrick que les yeux se sont immédiatement tournés lors de la sortie de Lehner. Choix de premier tour des Flyers (2e au total) en 2017, le Manibotain n’a pas réussi à répondre aux attentes que l’organisation avait placées en lui. Des épisodes de migraines chroniques ont grandement contribué à cette réalité.

«Je lui donnais au-delà de 13 minutes de temps de jeu par rencontre. Je l’ai utilisé sur l’attaque massive et à quelques occasions, en infériorité numérique. J’ai tout fait pour l’aider à décoller», a soutenu Vigneault.