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Un agent québécois réagit à la saga Lehner

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Si son client décidait de faire une sortie semblable à celle de Robin Lehner sur Twitter, l’agent de joueurs Dominic Deblois aimerait en être informé au préalable. 

La méthode employée par le gardien de but des Golden Knights de Vegas pour passer son message et lancer des accusations à travers la LNH a surpris celui qui représente notamment Thomas Chabot et David Savard. 

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«À la base, j’aimerais ça que le joueur vienne me consulter et me parle de ses états d’âme, a avoué Deblois, lundi, en entrevue à la toute première de l’émission L'après match LNH. C’est sûr que s’il est sorti un peu cavalier comme ça et a fait sa démarche sur Twitter, écoute, c’est dommage... Comme agent, on a des attentes. On s’attend à ce que notre joueur nous consulte avant qu’il s’exprime de la sorte.

«Il y est allé fort, surtout qu’il n'a pas d’historique avec l’entraîneur en question [sachant qu’Alain Vigneault n’a jamais dirigé Lehner].» 

Par ailleurs, le problème soulevé par Lehner, soit la consommation de médicaments à travers la Ligue nationale et la façon de les promouvoir, va bien au-delà du hockey, a rappelé l’agent. «C’est quelque chose de sociétal.»

L’ancien attaquant des Canadiens de Montréal et analyste à TVA Sports Maxim Lapierre a souligné de son côté que les joueurs sont des adultes confrontés à leur part de responsabilités dans ce genre de situation. L’usage de médicaments est un choix personnel. 

«Parfois, on te prescrit des pilules pour dormir, mais la boîte te dit d’en prendre une, pas quatre. Certains joueurs exagèrent, et c’est là que je pense qu’il y a certains problèmes.» 

Même s’il remet en question la façon dont Lehner s’y est pris pour s’exprimer, Deblois a concédé que l’athlète ouvertement bipolaire a aidé à faire avancer la discussion au sujet des troubles mentaux.

Voyez le segment complet dans la vidéo ci-dessus.