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Photo : Le nouveau gardien des Blackhawks de Chicago Marc-André Fleury a affronté les Blues de St. Louis lors d’un match hors concours, vendredi. Crédit : Photo AFP

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«Je ne veux pas partir une guerre» - Fleury

Publié | Mis à jour

Pittsburgh, Vegas et maintenant Chicago. À 36 ans, Marc-André Fleury découvre un troisième environnement dans la LNH. Un changement qui a chamboulé ses plans et ceux de sa famille, mais qui se fait maintenant dans l’harmonie. 

«J’ai passé l’étape du choc de mon départ de Vegas, a raconté Fleury. Mais je sais déjà que mon premier match [8 janvier] à Vegas sera spécial. Pour le reste, cette histoire est derrière moi. Je ne veux pas partir une guerre avec les Golden Knights ou brasser une mauvaise soupe. Ça fait partie du hockey. Aujourd’hui, je me considère chanceux de porter les couleurs des Blackhawks.»   

«Je veux me concentrer sur ma saison avec les Hawks, connaître une autre bonne saison et reconduire cette équipe en séries. J’ai reçu vraiment un bel accueil à Chicago. J’aurai maintenant besoin d’un peu de temps pour apprendre à connaître tout le monde au sein de l’organisation, pas juste les joueurs, mais aussi les entraîneurs et le personnel de l’équipe.» 

Fleury conduisait vers l’aréna d’entraînement des Hawks quand il a rendu l’appel du Journal. Il partait de sa nouvelle maison située à Chicago, dans le joli quartier près du Wrigley Field, le mythique stade de baseball des Cubs. 

Il se retrouvait dans un décor à l’opposé de celui du Strip de Las Vegas ou de celui du parc national de Red Rock Canyon du Nevada. 

«Je découvre la vie en ville, c’est différent, mais j’aime ça, a-t-il répliqué. Chicago est l’une des plus belles villes aux États-Unis. Ma femme et mes trois enfants trouvent aussi leurs repères tranquillement.»

Kane et Toews  

À Pittsburgh, Fleury a partagé le même vestiaire que les Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang. À Vegas, il bloquait les tirs de Mark Stone, de Jonathan Marchessault et de Shea Theodore lors des entraînements. À Chicago, il est encore avec de gros noms de la LNH. 

«Il y a un bon noyau de joueurs avec les Hawks, a-t-il rappelé. Il y a une belle énergie avec l’acquisition de Seth Jones et il y a encore de grands meneurs comme Jonathan Toews et Patrick Kane.» 

«Je trouve ça le fun de jouer avec Toews. Il parle très bien français, alors c’est toujours plus naturel comme lien. Je suis content de le revoir en santé après une saison où il n’a pas joué [fatigue chronique].» 

«Pour Kane, il est un attaquant que j’ai toujours détesté affronter, a-t-il poursuivi. Il est tellement imprévisible, surtout lors des tirs de barrage. Il a des mains folles. Il n’a pas le tir le plus puissant, mais il cache bien ses intentions. Il est vraiment difficile à lire. Je trouve ça le fun de le côtoyer au quotidien. Et c’est un gars agréable lors des entraînements. Quand il me déjoue, il me le laisse savoir. Mais j’aime aussi ça répliquer quand je sors de bons arrêts contre lui. » 

500 victoires  

Gagnant du trophée Vézina pour la première fois de sa carrière à sa dernière saison avec les Knights, Fleury aura l’occasion de signer un autre plateau important d’ici les prochaines semaines. Déjà installé au troisième rang de l’histoire avec 492 victoires, le Sorelois aura besoin de huit autres triomphes pour suivre les traces de Martin Brodeur (691) et de Patrick Roy (551), les deux uniques gardiens avec 500 gains. 

«Ce serait cool d’atteindre les 500 victoires, a affirmé Fleury. J’ai cet objectif en tête. J’ai réalisé que c’était atteignable depuis quelques années. À ma première saison à Vegas, j’ai subi une commotion et j’ai manqué plusieurs matchs. Puis, pour les deux dernières années, nous avons joué moins de matchs en raison de la COVID-19. Ça repousse l’objectif. Mais c’est un chiffre que je serais très fier d’atteindre.»

Jeux olympiques  

Fleury aura également les yeux sur les Jeux olympiques de Pékin. 

«Oui, c’est un de mes objectifs, a-t-il précisé. J’avais vraiment aimé mon expérience à Vancouver en 2010. C’est un tournoi différent. Et je retire toujours une grande fierté à l’idée de porter le chandail du Canada.»

Doug Armstrong, le directeur général de l’équipe canadienne, considérera la candidature du numéro 29. Il sera dans les discussions pour l’un des trois postes, tout comme les Carey Price, Jordan Binnington, Carter Hart et Darcy Kuemper.

À Vancouver, en 2010, Fleury était le troisième gardien de l’équipe canadienne derrière Roberto Luongo et Brodeur.