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Louis Domingue, un homme nouveau

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Ayant joué pour sept équipes depuis un peu plus de deux ans, Louis Domingue estime que sa rencontre avec l’entraîneur des gardiens des Penguins de Pittsburgh Andy Chiodo a complètement changé son approche en lui insufflant une énorme dose de motivation.

Il n’est pas si loin le temps où Domingue cumulait les victoires avec le Lightning de Tampa Bay; c’était en 2018-2019. Profitant notamment d’une blessure à Andrei Vasilevskiy, il a revendiqué une fiche de 21-5 et un taux d’efficacité de ,908. Il avait notamment remporté neuf matchs de suite.

Le directeur général du Lightning, Julien BriseBois, lui a toutefois préféré le joueur autonome Curtis McElhinney à l’ouverture du marché des joueurs autonomes, si bien qu’il a été envoyé dans les mineures dès le début de la saison suivante. Depuis, plus rien ne va.

«Je ne vais pas vous mentir, ç’a été une saison morte difficile pour moi, a-t-il dit en point de presse, mercredi. Je dirais que les deux dernières années ont été très dures, mais depuis que je suis ici, j’ai eu de bonnes conversations avec Andy, l’entraîneur des gardiens, et je n’ai jamais été dans un meilleur état d’esprit. J’ai déjà amélioré certains aspects de mon jeu, des choses qui ont du sens à mes yeux.

«Il a complètement changé mon état d'esprit et la façon dont je voyais les choses, et je crois vraiment que je peux être de retour et encore meilleur qu'avant... donc je suis très motivé.»

Avec son baluchon

Après ses succès à Tampa, Domingue a disputé 16 matchs avec les Devils du New Jersey, un avec les Canucks de Vancouver et un autre avec les Flames de Calgary. Il a également porté les couleurs du Crunch de Syracuse, des Devils de Binghamton et du Heat de Stockton, dans la Ligue américaine.

Tous ses changements ont eu un impact non négligeable sur son approche, et conséquemment sur son jeu. Il a notamment touché le fond avec un dossier de 0-2-1 et un taux de ,849 avec Stockton la saison dernière.

Et la pandémie de COVID-19, qui a donné un bon coup de hache dans la saison de la Ligue américaine, n’a certainement pas aidé.

«Je ne veux pas me cacher, a-t-il lancé. Si je te disais que j’avais mis tous les efforts [nécessaires] au cours des deux dernières années, ce ne serait pas vrai. En y repensant, j’ai laissé des choses sur la table au New Jersey. Pas parce que je ne travaillais pas fort, mais tout dépend de ton état d’esprit et de la motivation.

«Je n’ai pas à aller très loin; cet été, je n’étais pas dans un bon état d’esprit. Je ne croyais pas en moi et je ne croyais pas que je pouvais revenir à mon meilleur niveau. Mais maintenant, ça a vraiment changé. Je le sens, je suis motivé, et j’ai l’impression d’aller quelque part.»

Cette nouvelle opportunité, il souhaite donc en profiter. Et il se concentrera sur le processus plutôt que sur le résultat. Il gardera donc cette attitude positive même s’il ne parvient pas à déloger Tristan Jarry ou Casey DeSmith dans la formation des Penguins.

«Je suis heureux d’avoir cette opportunité, et je me sens fort présentement», a-t-il conclu.