Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Alouettes de Montréal

Alouettes : la défensive pointée du doigt

Publié | Mis à jour

S’ils veulent renouer avec la victoire, les Alouettes de Montréal se devront de mieux faire défensivement.

Depuis le début de la saison, l’unité du coordonnateur Barron Miles n’a jamais accordé moins de 27 points à ses rivaux. Cela explique en partie pourquoi l’équipe de la Belle Province détient un dossier de 2-4 après six matchs.

Selon le patron de la défensive chez les «Als», ses joueurs manquent cruellement de constance.

«Être un professionnel, c’est d’être constant tous les jours. En ce moment, nous ne sommes pas constants. Nous ne sommes pas une unité constante et ça parait. Parfois nous jouons du bon football et d’autres fois nous nous demandons ce qui se passe», a affirmé Miles jeudi, lors de la visioconférence qui suivait l’entraînement des siens.

«Nous devons bâtir notre confiance pour atteindre la constance pendant toute la partie. Nous ne devons pas nous dire que le match est fini parce que nous avons été constants pendant une séquence.»

Confiance

Pour remédier à cette situation, Miles est persuadé que ses joueurs doivent avoir davantage confiance en leurs coéquipiers.

«Il faut que les gars jouent de façon collective et qu’ils aient confiance les uns envers les autres. Si tu n’as pas confiance au gars à côté de toi, tu vas en faire trop pour l’aider et tu ne feras pas la bonne chose. Dans cette situation, personne ne fait bien son boulot», a exprimé celui qui a évolué dans la Ligue canadienne de football pendant 12 saisons.

Miles croit également que les entraîneurs ont leur rôle à jouer pour améliorer cette composante.

«Il faut que nous calmions tout le monde, que nous enseignions les bonnes choses et que nous disions les bonnes choses pour que tout le monde soit sur la même page.»

Ne pas répéter la même erreur

Reste maintenant à voir si le message de Miles aura un effet sur sa défensive samedi soir, alors que les Alouettes disputeront la victoire aux Tiger-Cats à Hamilton.

De l’autre côté du ballon, le demi offensif William Stanback n’a pas l’intention de connaître les mêmes ratés que lors du premier affrontement contre la formation ontarienne. Dans ce premier duel – une défaite de 27 à 10 – il avait amassé seulement 40 verges en 12 courses. Il s’agit de son pire match de la saison, lui qui récolté 103 verges en moyenne par affrontement depuis le début de la campagne.

«Nous sommes arrivés en parlant trop et je crois que nous n’étions pas assez concentrés sur le travail que nous devions faire. Nous n’avons pas respecté le plan de match. Nous nous devons de mieux courir avec le ballon», a dit Stanback pour expliquer ses mauvais résultats contre Hamilton le 27 août dernier.

«Je dois être sur la même longueur d’ondes que ma ligne offensive et que la communication soit bonne. Nous devons frapper l’adversaire avant qu’il nous frappe. [...] Nous sommes sûrs de pouvoir faire cela [contre les Tiger-Cats]», a-t-il conclu.