SPO-ROCKET-MARLIES-AHL

Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

LNH

La dernière chance pour Éric Gélinas?

Publié | Mis à jour

Après s’être exilé pendant trois ans en Europe, le défenseur québécois Éric Gélinas tente un retour dans la Ligue nationale de hockey (LNH) avec les Hurricanes de la Caroline, et il estime que son expérience de l’autre côté de l’Atlantique lui sera bénéfique.

Ayant évolué pour les Devils du New Jersey et l’Avalanche du Colorado, l'athlète de 30 ans a totalisé 14 buts et 55 points en 189 parties dans le circuit Bettman. Sa carrière a toutefois pris une trajectoire inattendue en 2016-2017 lorsque l’Avalanche l’a envoyé dans la Ligue américaine.

Après une année avec le Rocket de Laval la saison suivante, il a décidé de faire le saut dans la Ligue continentale de hockey (KHL), et ensuite dans la principale ligue suédoise. Mais l’appel de la LNH était trop fort.

«Le temps que j’ai passé en Europe m’a fait beaucoup réfléchir, a indiqué Gélinas, selon des propos rapportés mardi par le quotidien "The News & Observer". Ce que je voulais vraiment, c'était revenir dans la LNH. À mon âge – je ne me considère pas vieux –, pour un joueur de hockey, [je vieillis], et c’est probablement la dernière fois que je peux tenter ma chance.»

Sur les grandes patinoires européennes, Gélinas a dû s’adapter. Mais il croit qu’il s’est doté d’outils supplémentaires qui lui seront très utiles en Amérique du Nord.

«J'ai dû faire quelques ajustements en Europe, avec la taille de la glace et le style de jeu, ce qui m'a aidé d'une certaine manière. Cela m'a aidé à comprendre l'aspect positionnement du jeu, également pour suivre la vitesse. J'ai toujours été un patineur assez bon pour ma taille, et je pense que je me suis amélioré dans la lecture des jeux.»

Jamais trop de défenseurs

Les Hurricanes de la Caroline ont été largement épargnés par les blessures au cours de la dernière saison, surtout en défensive. Ils ont ainsi terminé au premier rang de la section Centrale en vertu d’une fiche de 36-12-8.

La situation s’est toutefois compliquée en séries éliminatoires avec quelques blessés à l’arrière, et le manque de profondeur est alors devenu évident. Conséquemment, le club a ajouté plusieurs défenseurs lors de la saison morte. Outre Gélinas, Ethan Bear, Tony DeAngelo, Ian Cole et Brendan Smith ont également accepté des contrats.

«L'an dernier, nous avons eu beaucoup de chance au cours de l'année, a résumé l’entraîneur-chef Rod Brind’Amour. Nous n'avons pas eu beaucoup de blessures [à la défense], et puis quand vous en avez, en séries, c’est évident. C’était comme: "wow, nous devons avoir [de la profondeur].»

«Vous regardez à Tampa, et ils sont un peu la référence pour la façon de faire les choses, et ils sont allés chercher un autre défenseur à la date limite des transactions. Vous ne pouvez jamais avoir trop [de défenseurs]. Et vous ne le remarquez pas tant que vous n’en manquez pas.»

Patience

La tâche de Gélinas pourrait donc être compliquée avec cette compétition relevée. Avec un contrat à deux volets en poche, il sera difficile de tasser l’un des sept arrières ayant paraphé des ententes à un seul volet avec l’équipe.

S’il souhaite amorcer la saison à Raleigh, Gélinas sera toutefois patient advenant un renvoi dans les mineures. Il sera à l’affût d’une opportunité de revenir dans la LNH et d’y conserver sa place.

«Même si ça ne marche pas tout de suite, au camp, je me souviens de la première fois que j'ai été rappelé [par les Devils], s’est remémoré le vétéran. Je jouais dans les mineures et quelqu'un s'est blessé; j'ai été rappelé et je suis resté dans la ligue pendant quatre ans.»