Crédit : Photo d'archives Pierre-Paul Poulin

Canadiens de Montréal

Bergevin: ici pour rester ou déjà en transit?

Bergevin: ici pour rester ou déjà en transit?

Jean-Charles Lajoie

Publié 25 septembre
Mis à jour 25 septembre

Un directeur général qui écoule la dernière année de son contrat, on ne voit pas ça souvent. Un DG qui écoule la dernière année de son contrat après avoir amené son équipe en finale de la Coupe Stanley, je n’ai jamais vu ça.

C’est le cas de Marc Bergevin. Pourquoi? Je ne sais même pas si Bergevin le sait. Je présume que Geoff Molson s’en doute. Chose certaine, s’il n’y a pas un dénouement rapide, on écrira la chronique d’un divorce prononcé.

Bergevin a eu le privilège de faire ses classes dans l’organisation du CH. Ce qui implique que Geoff Molson pardonne sa réécriture du manuel des erreurs d’un DG. Point culminant : été 2017. Transaction qui envoie Mikhail Sergachev à Tampa, séparation non amicale avec Andrei Markov et perte d’Alexei Emelin au repêchage d’expansion. Dans le même mois.

Bilan reluisant

Toutefois, depuis, le bilan est plus reluisant. La moyenne de Bergevin est bonne, et ce, depuis quatre saisons. Alors, qu’est-ce qui achoppe? Pourquoi une prolongation de contrat n’a-t-elle pas déjà été annoncée?

Bergevin continue de répondre directement de Geoff Molson même si France Margaret Bélanger est devenue présidente de Groupe CH. 

Le patron hockey et l’actionnaire de contrôle se sont parlé maintes fois depuis la défaite en finale contre le Lightning. Si ça se trouve, Molson a été mis au parfum du projet de sélection de Logan Mailloux au dernier repêchage. 

Est-ce que le propriétaire a offert un nouveau pacte à son architecte hockey? Probablement. De combien de saisons? Et surtout à quel salaire annuel? 

Marc Bergevin touche un peu moins de 3 millions $ actuellement. Sa valeur minimale et vérifiée se situe à 3,5 M $ en salaire annuel sur quatre ans. À Montréal, compte tenu de ses états de service et des résultats de l’équipe la saison dernière, il n’est pas utopique de croire à une entente de cinq ans et 20 M $. La pression avec laquelle doit composer Bergevin au quotidien ne trouve que peu d’égal dans la LNH. 

Le public est moins patient avec le DG. On le pointe vite du doigt. Est-ce que Molson veut garantir 20 M $ à un gars qu’il pourrait être contraint de payer à ne rien faire éventuellement? Surtout s’il peut en payer un autre la moitié du prix dans un concept de nomination partisane?

BriseBois ou Roy ?

Julien BriseBois n’a pas été entendu chez le CH. Il est allé gagner à Tampa Bay. Il devrait y demeurer encore longtemps, à moins que l’attrait de revenir par la grande porte au Centre Bell ne soit plus fort.
Un nom comme Patrick Roy demeure magique pour les partisans. Une soupape pour Geoff Molson. Marc Bergevin détient actuellement un pouvoir de négociation hors du commun. La vraie question est donc : veut-il demeurer le patron hockey du Tricolore? 

Chose certaine, si une prolongation n’est pas annoncée d’ici quelques semaines, nous aurons notre réponse. Bergevin pourra alors se magasiner des vacances en tout inclus au temps des Fêtes. Il serait absurde de le voir traverser la prochaine date limite des transactions avec quelques mois de contrat devant lui. Il sera plutôt en mode repos et réception d’une kyrielle d’offres.

Coup de coeur

Leylah Annie Fernandez. Cette jeune femme au regard tendre et franc m’a ému aux larmes aux Internationaux des États-Unis. Les athlètes de pointe font souvent jaillir le feu de leur dragon intérieur à coups de rage. Leylah ne donne aucunement cette impression. Elle incarne la douceur sans altérer son niveau de compétitivité et sa passion. Elle est mon coup de cœur de l’été 2021.

Coup de gueule

Mark Scheifele a reçu le dernier coup de gueule de la saison dans cette page. Il conserve son titre peu reluisant. Je ne sais pas combien il a empoché provenant du gouvernement manitobain, mais accepter d’en rajouter une tartine sur sa tentative de blessure à l’endroit de Jake Evans dans l’unique but de vendre de l’assurance est abject. Scheifele n’a rien compris...

Un p'tit 2 sur...

Une place en séries pour les Blue Jays de Toronto. C’était une hérésie que cette équipe ne lutte pas plus farouchement avec autant de frappeurs de puissance et un lanceur candidat au Cy Young. La bêtise est corrigée ; la suite sera belle. Et que dire de Vlad Junior. Lui plus que n’importe qui me redonne le goût des Expos en plein air au centre-ville...