Canadiens de Montréal

La patience est de mise pour Carey Price et Paul Byron

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Après être passés sous le bistouri en juillet, Carey Price et Paul Byron en bavent de renouer avec l’action. Si le gardien de but du Canadien de Montréal se rapproche du but, le petit attaquant doit prendre son mal en patience.

Les deux représentants du Tricolore ont participé à la troisième soirée Hockey 911, activité caritative pour la Fondation de l’Hôpital général de Montréal. 

S’il n’était pas possible pour les journalistes de poser des questions, Price et Byron ont tout de même donné des nouvelles sur leur état de santé. Le premier a subi une opération à un genou et pourrait commencer la saison à l’heure, tandis que le second a été opéré à la hanche, ce qui nécessite une convalescence de cinq mois.

«Je me sens bien. La saison morte a été intéressante. Je ne me sens pas encore à 100 %, mais ça s’en vient.»

«C’est une nouvelle saison et un nouveau défi. Peu importe qu’on rate les séries par un mile ou qu’on soit passé à trois victoires d’atteindre le but ultime, le processus est le même. On sait qu’on doit être meilleurs. Nous avons beaucoup de travail et la saison morte a été courte, mais ce n’est pas une excuse», a débité Price.

Byron aiguise sa patience 

Ce dernier a déjà eu le bonheur de chausser les patins. C’est une tout autre histoire pour Byron, qui tente de rester positif malgré les longs mois d’attente qui se dressent devant lui.

«En ce moment, je fais des entraînements pour le haut du corps. Le bas du corps, je suis encore en réadaptation. Je veux être certain de guérir correctement et j’espère retrouver ma vitesse. Il y a du travail à faire, mais j’ai confiance de redevenir le joueur que j’ai été», a mentionné l’attaquant, qui estime que «c’est une question de temps» avant qu’il puisse patiner.

Byron sait pertinemment que le Canadien a complété quelques emplettes durant la saison estivale. Conscient de l’enjeu, il assure qu’il ne précipitera pas son retour pour autant.

«Je ne ressens pas la pression de devoir revenir le plus vite possible. Je dois m’assurer que lorsque je reviendrai, je serai au meilleur de mes capacités pour aider l’équipe. Si je reviens à 60 % ou 70 %, je n’aiderai personne.

«Nous misons sur plusieurs joueurs qui peuvent contribuer et qui sont à 100 %. Il faut que je m’assure de faire ce qu’il faut. Je veux jouer, mais si j’ai dû attendre aussi longtemps pour me faire opérer, c’est qu’on a fait un long bout de chemin en séries. Le "timing" fait en sorte que je rate le début de la saison, mais c’est la chose à faire», a-t-il dit.

Douleur et larmes 

Byron, qui a indiqué qu’il traînait cette blessure depuis son passage avec les Flames, affirme avoir vécu l’enfer durant la dernière année.

Son souhait était de repousser l’opération à plus tard, mais il ne pouvait tout simplement plus endurer la douleur.

«Avec l’usure, je me suis rendu au point où je ne pouvais plus marcher après certains matchs. Durant la dernière saison et les séries, je n’arrivais plus à dormir», a-t-il confié.

«Quand nous étions à Calgary vers la fin de la saison (23 avril) et que j’ai arrêté de jouer, je me rappelle que je suis sorti de la glace en larmes. Je savais que je ne pouvais plus continuer. J’ai reçu une injection avant les séries et j’ai été chanceux de ne pas ressentir le même niveau de douleur. Vers la fin, je n’en pouvais plus.»

Inspirés par Weber 

Même si Shea Weber ne sera pas avec l’équipe sur la glace cette saison et qu’il est possible qu’il tire sa révérence du hockey, Price et Byron voient encore en lui une source d’inspiration.

«J’ai le plus grand respect pour lui. Il n’a pas seulement joué blessé, mais vraiment blessé. Il a tout donné, toute sa carrière. Il a joué au hockey de la bonne façon et je ne peux que le respecter. C’est une décision qu’il devra prendre et je ne suis pas là pour parler à sa place», a louangé Price.

«Quand Shea est de l’autre côté de la table de thérapie et que tu vois à quel point il a mal, tu ne peux pas aller voir les entraîneurs et leur dire que même si ta blessure est moins pire que la sienne, tu ne vas pas jouer», a renchéri Byron.