Canadiens de Montréal

Norlinder se démarque contre Ottawa, mais...

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Éthique de travail, intensité, exécution et constance. Avant de partir pour Ottawa, c’est ce que Jean-François Houle avait soumis à ses joueurs comme exigences en vue du premier de deux matchs contre les recrues des Sénateurs.

Pour les deux premiers points, rien à redire. Les espoirs du Canadien ont traversé la glace du Centre Canadian Tire la pédale au plancher tout l’après-midi. Un échec avant soutenu, des replis défensifs inspirés. L’effort y était.

Voyez les faits saillants de cette rencontre, gracieuseté du compte YouTube des Sénateurs d'Ottawa, dans la vidéo ci-dessus. 

Absence de constance

Là où ça a accroché, c’est au niveau de l’exécution et de la constance. Des présences inégales, jumelées à quelques erreurs, ont permis aux locaux de transformer, en l’espace de 46 secondes dans la dernière portion de la troisième période, un déficit de 2 à 3 en une victoire de 4 à 3.

«Passer du junior au niveau professionnel, c’est une grosse marche. En plus, plusieurs de nos joueurs n’ont même pas joué l’an dernier», a souligné Houle, qui se trouvait derrière le banc du Tricolore.

«J’ai adoré la façon dont nous nous sommes comportés en zone offensive, mais notre couverture défensive dans notre territoire pourrait être meilleure. Même chose lorsqu’on se regroupe en zone neutre. Il faut bouger la rondelle plus rapidement : faire moins de passes d’un défenseur à l’autre et s’empresser de relancer l’attaque», a-t-il précisé.

Norlinder en rodage 

Il n’y a aucun doute, Mattias Norlinder sait jouer au hockey.

Particulièrement lorsqu’il est en possession de la rondelle en zone adverse. Le défenseur de 21 ans en a fait une belle démonstration en récoltant un but et en ajoutant une passe sur celui de Jan Mysak.

Toutefois, comme il l’avait lui-même prédit au cours de la semaine, il aura besoin d’une période d’adaptation pour se familiariser avec le style et la surface de jeu nord-américains.

«Les premières minutes ont été difficiles. Ça m’a pris un bout de temps pour m’ajuster», a-t-il admis après la rencontre.

À quelques reprises, il a éprouvé des ennuis près de son gardien et à un contre un. Rien, cependant, qui ne se corrige pas.

«Offensivement, il a fait de belles choses. Défensivement, il doit améliorer quelques lacunes, a affirmé l’entraîneur-chef du Rocket. Mais c’est un joueur très intelligent, qui fait de bonnes sorties de zone. Il pourrait être plus agressif avec son bâton en zone défensive. C’est une chose sur laquelle on va travailler avec lui.»

Un capitaine québécois 

Ils étaient plusieurs Québécois à revêtir l’uniforme bleu-blanc-rouge pour cette rencontre. À commencer par Rafaël Harvey-Pinard à qui la direction avait attribué le C de capitaine.

«Il a l’expérience de la Ligue américaine. Les autres joueurs le regardent aller. Il parle dans le vestiaire. Il a du leadership en lui», a expliqué Houle.

Xavier Simoneau, Joshua Roy et William Trudeau ont également été solides. D’ailleurs, les deux premiers ont été dépêchés dans la mêlée lorsque Houle a retiré le gardien Joe Vrbetic au profit d’un sixième attaquant, en fin de match.

Quant à Trudeau, il a inscrit le premier du Canadien en contournant le filet de Mads Sogaard après l’avoir fait mordre à l’aide d’une rapide feinte.

«Quand j’ai la rondelle, j’essaie de prendre le plus de temps possible pour observer quelles sont mes options. Sur mon but, j’ai vu que je ne pouvais ni tirer ni passer. Alors, j’ai dû y aller pour une troisième option», a expliqué le choix de quatrième tour du dernier repêchage.

«Porter l’uniforme du Canadien dans un aréna aussi vaste, c’était cool. Marquer, ça l’était encore plus», a-t-il ajouté.

Les deux équipes croiseront le fer à nouveau, lundi. Cette fois, au Complexe Bell de Brossard.