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Canadiens de Montréal

«Je ne connais qu’une seule façon de jouer» -Alex Belzile

Publié | Mis à jour

C’est dans un état d’esprit serein et détendu qu’Alex Belzile s’est présenté au complexe de Brossard, cette semaine, pour s’entraîner sur glace avec des vétérans du Rocket de Laval et de nouveaux venus en attendant le camp officiel, le 22 septembre. L’entre-saison a beau avoir été plus court entre le Bas-Saint-Laurent et la Capitale-Nationale, l’Éloisien a eu un souci de moins pour mieux décrocher du hockey.

Le 15 juillet dernier, une semaine après le bilan de saison du club, les Canadiens de Montréal ont consenti à l’attaquant de 30 ans une nouvelle entente d’un an à deux volets. Un vote de confiance qui reconnait l’importance de son rôle dans l’organisation.

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«Je suis très, très content de revenir. Ce sera ma quatrième année dans l’organisation et je commence à prendre ma place sur le plan de la profondeur (depth chart)», a-t-il laissé entendre dans un entretien téléphonique avec le TVASports.ca, jeudi. 

Crédit photo : Compte Instagram officiel du Rocket de Laval­.

Belzile a été rappelé pendant la série face aux Maple Leafs de Toronto et il est demeuré dans les parages. Même s’il n’a pas vu d’action pendant un stupéfiant parcours qui a vu l’équipe atteindre la finale de la Coupe Stanley, il a offert son maximum pendant les entraînements pour recréer l’intensité des matchs. Les entraîneurs ont remarqué. 

«Dominique (Ducharne) m’a dit que j’étais apprécié dans l’organisation. Je suis très terre-à-terre avec ça, dit celui qui n’est pas découragé à l’idée de commencer l’année dans la Ligue américaine. 

«Ça reste une très bonne ligue et beaucoup de joueurs aimeraient y jouer. Je ne vois pas ça négativement. Je suis conscient que j’ai 30 ans. Je sais comment ça fonctionne. Des fois les saisons sont longues et on ne sait pas quand le téléphone va sonner.»

Éternel optimiste   

Avec le Rocket en 2020-2021, l’ancien de l’Océanic de Rimouski a récolté 14 points en 17 rencontres, pour une moyenne de 0,82 point par match - deuxième meilleur taux de production après Ryan Poehling (0,89), meilleur pointeur du club-école. Il a aussi disputé deux joutes avec le CH, récoltant une aide.

Mais Belzile ne se fait pas d’idées. Il sait très bien ce qui est attendu de lui et il ne change pas sa préparation sur le plan psychologique.

«J’aborde les matchs comme je l’ai toujours fait à Laval. C’est mon année de 30 ans. À mon âge, et c’est ma 10e année professionnelle, je sais comment ça marche. 

Crédit photo : Photo d'archives, Agence QMI

«Je sais quelles sont mes forces et mes faiblesses pour me rendre utile. Je n’essaierai pas d’être quelqu’un d’autre. Je suis un gars authentique et je veux amener une belle énergie. J’ai toujours été très optimiste.» 

S’il ne se taille pas une place avec le grand club dès le début de saison, ne serait-ce qu’un rôle de réserviste, Belzile se rapportera au Rocket avec la même attitude : «Peu importe où je joue, je ne connais qu’une seule façon de jouer.»

L’été avec Danault et Savard    

À Laval, Belzile jouera sous les ordres du nouvel entraîneur-chef Jean-François Houle, instructeur qu’il a affronté dans le junior et dans les rangs professionnels.

Il s’agit d’un des nombreux changements survenus dans l’organisation après les émotions vécues en finale de la Coupe Stanley. Parmi eux, sur le plan de l’effectif, le départ de Phillip Danault pour le soleil de la Californie et l’arrivée de David Savard pour pallier la perte de corpulence à la ligne bleue, en l’absence de Shea Weber.

Belzile s’est entraîné avec les deux vétérans au PEPS de l’Université Laval, pendant l’été. 

«Danault, c’est sûr que c’est plate qu’il s’en aille. Il y a toujours des départs et des ajouts. C’est la "business" et il y a du roulement. Tu rencontres tellement de joueurs dans une année. 

«Phil a rendu de fiers services aux Canadiens et je lui ai souhaité bonne chance pour les prochaines années à Los Angeles.»

En ce qui est de Savard, Belzile croit que les partisans découvriront un personnage «authentique». À preuve, combien de joueurs ont déjà englouti du caviar et des pétoncles servis avec des pommes de terre en purée dans la coupe Stanley?

Crédit photo : David Bishop sur Instagram.

«David Savard, je ne le connaissais pas avant d’arriver à Québec. C’est vraiment une bonne personne, raconte-t-il. C’est une personne très naturelle. Au gym, il apportait une belle énergie. C’est un gars de bonne humeur et positif.

«Comme joueur, je pense que les gens vont apprendre à le connaître et vont vraiment l’apprécier.»

Belzile a aussi parlé de «l’importance de se ressourcer» pendant la saison morte et de voir ses proches afin de refaire le plein d’énergie tout en pensant à autre chose que le hockey. 

«J’aime retourner à Saint-Éloi voir mes parents. Je le fais chaque année. Puis je descends voir mes amis à Trois-Pistoles aussi. Ça fait différent du centre-ville de Montréal, de retourner dans mon village de 300 personnes sur le bord du fleuve. 

«Toutes les années, j’y retourne. Je suis fier d’être originaire de ce coin de pays.»