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Messi et le PSG peu convaincants

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L'histoire de sa première titularisation avec le Paris SG restera à l'état de brouillon: comme son équipe, Lionel Messi a subi les événements à Bruges, mercredi (1-1), en Ligue des champions.

La « Pulga » a retrouvé sa compétition chérie avec un nouveau maillot, mais celui-ci n'a pas transformé le joueur qui restait sur une saison 2020/21 loin de ses standards.

Du déchet, un carton jaune et la barre transversale: le bilan du N.30 argentin n'a pas été à la hauteur des attentes suscitées par son arrivée en août dernier.

Le spectacle Messi s'est terminé sans avoir vraiment commencé. Après le match, ce sont les joueurs de Bruges qui ont effectué un tour d'honneur, devant un public conquis.

Les échecs de l'Argentin en fin de match, alors que le PSG tentait d'accélerer pour obtenir la victoire, ont laissé un sentiment d'impuissance.

La superstar a trouvé le gardien Simon Mignolet sur sa seule frappe cadrée du match (70e).

En première période, son beau tir enroulé avait heurté le coin de la barre transversale de la cage belge (29e).

Soit les seules occasions franches d'une équipe au rendement offensif décevant, au vu du talent de son trio magique Messi-Neymar-Kylian Mbappé.

Pour le spectacle, il fallait zapper sur l'autre match du groupe, entre Manchester City et le RB Leipzig, que les Anglais ont survolé (6-3).

La formation entraînée par Pep Guardiola se rendra dans deux semaines au Parc des Princes, où Messi devra rendre une copie bien meilleure si le PSG ne veut pas vivre un automne compliqué pour se qualifier.

Non loin d'Anvers, la ville des diamantaires, on sait pourtant apprécier un joyau: des applaudissements ont retenti au moment où le speaker a prononcé le nom de Messi, lors de la présentation des équipes.

Avertissement

Bruges allait donc être le théâtre de la première mondiale de la « MNM », au même titre qu'Amsterdam avait été celui de la « MSN » barcelonaise en C1, en 2014.

Ce soir-là, Messi avait marqué un doublé (2-0) pour sceller son alliance avec Neymar et Luis Suarez qui, sept mois plus tard, aboutissait à la 5e Ligue des champions du club catalan.

Le PSG rêve de réécrire la même histoire. Mais l'entame n'a pas été la même.

La « Pulga » a effectué des débuts timides, au même titre que ses coéquipiers malmenés par des Flamands pas éblouis par les étoiles de l'effectif parisien.

Aligné à droite, alors que Mbappé occupait l'axe et Neymar l'aile gauche, l'Argentin ne s'est pas impliqué dans le jeu autant que les deux autres superstars.

Il a bien lancé « Kyky » (23e) mais l'attaquant champion du monde a perdu son duel face à Simon Mignolet.

Pour le reste, les défenseurs belges ont annihilé les rares tentatives de connexion entre Messi et ses coéquipiers, qui s'en sont remis à des exploits individuels pour répondre au collectif belge.

Dans l'exercice, le sextuple Ballon d'Or est un génie, capable de renverser le cours d'un match en une touche de balle. Il a bien essayé, mais sa frappe enroulée de 25 mètres a fini sur la barre transversale de la cage flamande (29e).

La sortie sur blessure de Mbappé (51e) a resserré un peu plus le cadre sur Messi qui a évolué dans l'axe lors de la seconde période, derrière Neymar et Mauro Icardi.

Son repositionnement dans l'entrejeu n'a pas eu l'effet attendu par l'entraîneur Mauricio Pochettino, à court de solutions. Il s'est créé une seule occasion, arrêtée par Mignolet (70e). 

Peu après, il a écopé d'un carton jaune pour une faute sur Mats Rits (72e).

Haller marque un quadruplé 

L'attaquant franco-ivoirien de l'Ajax Amsterdam Sébastien Haller a réussi des débuts fracassants en Ligue des champions, en inscrivant un quadruplé mercredi sur le terrain du Sporting Lisbonne (5-1) pour son premier match dans la compétition.

L'international ivoirien de 26 ans a marqué le seizième quadruplé de l'histoire de la C1, depuis qu'elle a été rebaptisée Ligue des champions (1992). Le dernier en date avait été inscrit par Olivier Giroud avec Chelsea sur la pelouse de Séville (4-0) le 2 décembre dernier.

Haller a marqué aux 2e, 9e, 53e et 63e minutes. Transféré en janvier de West Ham (Premier League) à l'Ajax pour un montant record en « Eredivisie » de 22,5 millions d'euros, l'ancien international Espoirs français, né à Ris-Orangis en banlieue parisienne, est passé par Auxerre, Utrecht et Francfort.

Liverpool finit par dompter Milan

Après s'être fait peur avec un trou noir de quelques minutes à la fin de la première période, Liverpool a remporté un match spectaculaire (3-2) face à l'AC Milan, mercredi, pour la première journée du groupe B de la Ligue des Champions.

On ne s'ennuie jamais devant un Liverpool-Milan AC.

Et celui-ci, même placé tôt dans la compétition --les deux équipes ne s'étaient rencontrées jusqu'ici que lors de deux finales de C1, dont la victoire aux tirs au but des Reds après avoir été menés 3-0, en 2005 à Istanbul-- n'a pas dérogé à la règle.

Ligue des Champions ou pas et AC Milan ou pas, Jürgen Klopp avait décidé de faire tourner.

Il s'était passé de Sadio Mané devant, remplacé par Divock Origi en attaque, et de Virgil van Dijk derrière, au profit de Joe Gomez qui n'avait joué qu'une petite minute jusqu'ici cette saison, après sa longue blessure l'an dernier.

Pendant 20 minutes, cela a semblé une excellente idée, tant Liverpool a pressé des Milanais peut-être intimidés pour leur retour dans la cour des grands sans leur « grand frère » Zlatan Ibrahimovic.

Fébriles derrière et incapables de remonter le ballon, ils ont été arc-boutés sur leurs cages où Mike Maignan les a gardé dans le match en arrêtant un pénalty, pas très bien tiré,de Mohamed Salah et la reprise de la tête qui avait suivie (14e) alors que le score était déjà de 1-0.

Ce n'était que le deuxième pénalty raté par l’Égyptien depuis qu'il est à Liverpool, pour 17 réussis.

Au bout de 20 minutes de jeu, on dénombrait 12 tirs à 0 pour les Reds et le petit but de retard, sur un tir de près de Trent Alexander-Arnold dévié par Fikayo Tomori (9e), semblait très flatteur pour les Italiens dans leur tenue couleur mayonnaise.

Peut-être en sur-régime, Liverpool a levé le pied ensuite, un peu trop sans doute, puisque Milan a enfin pu s'aventurer jusque dans sa surface. 

Et contre toute attente, sur deux grosses erreurs d'alignement de Gomez, Ante Rebic (1-1, 42e) et Brahim Diaz (1-2, 44e), à la conclusion de deux très jolies actions collectives, ont renversé un match qui semblait fort mal engagé.

La pause est arrivée à point nommé pour que Klopp puisse remettre son équipe à l'endroit et la seconde période a été moins brillante mais bien plus maîtrisée.

Milan a vendu chèrement sa peau, mais une superbe louche d'Origi pour Salah, qui a pu tromper Maignan de près (2-2, 49e) et une demi-volée superbe et imparable de Jordan Henderson après un corner repoussé au premier poteau (3-2, 69e) ont redonné à la partie un score plus conforme à sa physionomie.

Dans ce qui est peut-être le groupe le plus relevé de la compétition, avec l'Atlético et Porto qui se sont neutralisés (0-0), ces trois points sont un très bon départ pour les vainqueurs de 2019, alors que l'AC Milan, qui n'a pas eu à rougir, aura une carte à jouer face aux deux autres adversaires.