Felix-Leylah

Crédit : Photo Chantal Poirier

Tennis

Félix Auger-Aliassime a les yeux sur le top 10 avant la fin de l’année

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Après sa demi-finale aux Internationaux des États-Unis, Félix Auger-Aliassime se retrouve à moins de 100 points d’une place parmi les 10 meilleurs de l’ATP.

Le Québécois, 11e mondial depuis lundi, a pour objectif de combler cet écart d’ici la fin de la saison. Le Norvégien Casper Ruud occupe actuellement le 10e échelon.

«Je suis dans la meilleure position que je pouvais être, à part si j’étais déjà dans le top 10, a souri le joueur de 21 ans, mardi. C’est très motivant. J’avais comme grande ambition en début d’année de me qualifier pour le Masters de fin de saison et, par le fait même, d’être dans le top 10.»

Et même si Félix n’a jamais été aussi près de son objectif, il reconnaît qu’il a encore beaucoup de travail à accomplir avant de l’atteindre.

«Je suis juste à la porte, mais j’ai encore des efforts à faire pour y arriver. Il faudra faire le travail», a souligné l’athlète qui a grandi à L’Ancienne-Lorette, près de Québec.

Dans l’ombre de Leylah

À New York, Auger-Aliassime s’est souvent retrouvé dans l’ombre de sa compatriote Leylah Fernandez. Et il n’a pas détesté l’expérience.

Jusqu’aux quarts de finale, les deux joueurs disputaient leurs matchs la même journée.

«Pour moi, c’était le fun! Après chaque match, on me disait que j’étais le deuxième Québécois à gagner aujourd’hui. C’était parfait comme ça. Chaque fois que j’arrivais sur le terrain, je savais qu’elle avait gagné, et c’était un bon sentiment.»

Félix et Leylah se connaissent depuis longtemps. Ils se sont notamment croisés au Centre d’entraînement de Tennis Canada, à Montréal, lorsqu’ils étaient d’âge junior.

À l’époque, Auger-Aliassime représentait une forme d’inspiration pour Fernandez. Surtout à l’entraînement.

«Quand on le voyait s’entraîner, mon père me disait toujours: "Fais comme Félix, travaille comme lui! Il est tellement sérieux"», a rigolé Leylah, mardi.

Mais au cours des deux dernières semaines, les rôles ont été inversés.

«J’étais vraiment fier d’elle. Elle a travaillé fort et elle le mérite, a commenté le 11e mondial. J’étais heureux que nous fassions tous les deux notre chemin dans le tableau en même temps.»

Heureux de suivre leurs traces

La demi-finale d’Auger-Aliassime s’inscrit dans la lignée des excellents résultats canadiens en Grand Chelem.

Avant son carré d’as – et la finale de Fernandez –, il y a eu les finales à Wimbledon d’Eugenie Bouchard (2014) et de Milos Raonic (2016), puis la victoire de Bianca Andreescu au US Open (2019).

Plus tôt cette année, son bon ami Denis Shapovalov a aussi atteint la demi-finale d’un tournoi majeur, à Wimbledon.

«Je suis heureux de voir cette constance dans le tennis canadien. On a le sentiment que ce n’est pas seulement de la chance. On se rapproche de plus en plus de résultats encore plus importants», a souligné Félix.