Oilers vs Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

LNH

Des négociations qui ne se passent pas bien pour Kailer Yamamoto

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L’attaquant des Oilers d’Edmonton Kailer Yamamoto est impliqué dans une partie de bras de fer avec l’équipe albertaine et à l’approche du camp d’entraînement, le temps pour signer un contrat pourrait manquer.

Joueur autonome avec compensation, le hockeyeur de 22 ans n’aura visiblement pas droit à un contrat similaire à ceux de Drake Batherson (Sénateurs d’Ottawa) et de Joel Farabee (Flyers de Philadelphie), qui ont tous deux signé pour six ans et 30 millions $. En fait, les Oilers ne savent pas comment le considérer : est-il un joueur pouvant évoluer au sein du top 6 offensif? Jusqu’ici, la réponse demeure nébuleuse. Le 22e choix au total du repêchage 2017 a inscrit 21 points en 52 rencontres la saison passée.

Aussi, le directeur général Ken Holland a admis que les deux parties concernées ont passablement de travail à faire dans leurs pourparlers, Edmonton souhaitant possiblement accorder à Yamamoto un contrat de transition.

«Il y a des comparatifs et ce n’est pas seulement un ou deux, mais probablement 10. Vous en soulevez quelques-uns, puis vous discutez et évidemment, il n’a pas signé. On a donc une divergence d’opinion», a-t-il affirmé au quotidien «Edmonton Journal».

Pas d’argent

Également, l’organisation a peu d’argent disponible; selon le site CapFriendly, elle se trouve déjà au-dessus du plafond salarial avec des engagements de 84,7 millions $. Certes, le nom d’Oscar Klefbom sera placé sur la liste des blessés à long terme, mais Yamamoto risque de ne pas obtenir gain de cause ici.

«D’abord, il n’a pas de droits d’arbitrage, donc cela doit se régler par des négociations. Puis, il y a un plafond et nous avons effectué des changements. Nous sommes serrés [au plan salarial]. Certes, c’est un jeune joueur talentueux. Par contre, j’ai acquis des attaquants d’expérience et nous avons d’autres ailiers droits en [Josh] Archibald, [Zack] Kassian et [Jesse] Puljujarvi», a commenté Holland.

«Avec tous ces jeunes, il y a de l’inconnu jusqu’au moment où ils s’établissent. C’est la partie la plus dure de la négociation. L’agent veut s’assurer que le joueur ne soit pas sous-payé et le club ne souhaite pas payer pour du gros potentiel tant que le hockeyeur n’atteint pas les objectifs», a-t-il poursuivi.

Malgré tout, le DG demeure optimiste.

«Je crois que nous trouverons une solution, mais à mesure qu’on s’approche du camp, il y a un peu plus le sentiment d’urgence d’agir des deux côtés. Rater le début du camp, ce n’est pas bon pour personne, surtout les jeunes. Si vous n’êtes pas là, vous vous retrouvez de plus en plus en arrière.»