Tennis

«Tout le monde est en amour avec Leylah»

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Sylvain Bruneau est en admiration devant les superbes performances répétées de la Québécoise Leylah Annie Fernandez à Flushing Meadows.

Le chef du programme féminin de Tennis Canada est particulièrement impressionné par les qualités mentales démontrées par la jeune étoile montante d’à peine 19 ans depuis le début des Internationaux des États-Unis. 

«Leylah est toujours en contrôle de ses émotions. On a vu le contraste avec Aryna Sabalenka, qui a connu des hauts et des bas sur le plan émotionnel. Leylah, elle, est restée toujours la même. Elle a cette qualité depuis qu’elle est toute petite. Elle est dans le moment présent. Elle se concentre seulement sur le point à venir. Elle oublie le passé et le futur», a indiqué Bruneau en entrevue à l’émission Salut Bonjour, vendredi matin, au lendemain de la victoire de 7-6 (3), 4-6 et 6-4 de Fernandez en demi-finales.

Selon ses observations, «c’est ce qui a fait la différence dans le match». «On a vu Sabalenka s’effondrer complètement en fin de match. Elle a croulé sous la pression. On l’a sentie très émotive dans d’autres moments dans le match et très violente envers sa raquette.» 

Samedi en finale, Fernandez se mesurera à une autre jeune : la Britannique de 18 ans Emma Raducanu, 150e joueuse mondiale, qui a surpris la 21e tête de série, la Grecque Maria Sakkari, dans l’autre demi-finale, disputée tard en soirée jeudi.

Une nouvelle ère  

De voir deux joueuses aussi peu expérimentées se rendre aussi loin dans un tournoi du Grand Chelem, «ce n’est que positif pour le tennis féminin», s’est réjoui Bruneau.

«Ce n’était pas annoncé. Raducanu a dû passer par les qualifications. On ne les attendait pas à ce stade-ci du tournoi. Ça démontre qu’il y a de plus en plus de profondeur en tennis féminin. 

«On est loin de l’époque où trois ou quatre joueuses étaient très fortes et mettaient la main sur tous les titres. Maintenant, il y a plusieurs filles qui se partagent les honneurs.»

Si Fernandez a su charmer le Canada en entier, sa prochaine rivale vit le même phénomène dans son pays. 

«Ce sont deux étoiles montantes extraordinaires. Elles ont un super jeu et de belles personnalités, a commenté Bruneau. Tout le monde est sous le choc et en amour avec Leylah. La jeune Anglaise fait la même chose dans son pays, où elle est très populaire. Ce n’est que positif pour le tennis féminin. Ça va donner le goût à d’autres petites filles de jouer au tennis.»

Rappelons que Fernandez n’avait jamais dépassé le troisième tour en Grand Chelem avant cette quinzaine. Si elle devait l’emporter samedi, elle deviendrait la première Québécoise à réaliser pareil exploit, et la deuxième Canadienne, après Bianca Andreescu, qui avait décroché le titre à New York il y a deux ans.

Voyez l'entrevue complète avec Sylvain Bruneau dans la vidéo ci-dessus.