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Tennis

Djokovic à deux victoires de l’histoire

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Novak Djokovic, en quête d'un Grand Chelem calendaire historique, a battu Matteo Berrettini (8e) 5-7, 6-2, 6-2, 6-3, dans la nuit de mercredi à jeudi, pour avancer en demi-finales des Internationaux des États-Unis, où il aura affaire à un de ses rivaux principaux, Alexander Zverev.

Comme au 1er tour, au 3e et en 8es de finale, le numéro 1 mondial a perdu un set, le premier. Mais contrairement à ses matchs précédents, où il a fini par prendre le dessus en donnant l'impression de surtout lutter avec lui-même, il a cette fois produit son meilleur tennis dans les trois manches suivantes.   

«Je pense que c'était une grande performance de ma part dans l'ensemble», a déclaré Djokovic, estimant justement que ces trois derniers sets ont été «les meilleurs que j'ai joués dans le tournoi».

Il savait qu'il devait élever son niveau face à Berrettini, «le marteau du tennis, un des plus grands frappeurs de coups droits et au service, difficile à affronter», a-t-il ajouté au micro.

C'est exactement ce qui s'est produit dans le premier acte, d'une violence assez inouïe dans les échanges. «Nole», qui n'a pas pu faire grand chose en retour, s'est fait briser à 6-5. Berrettini a conclu sur sa quatrième balle de set, au bout de 77 minutes.

Le stade Arthur Ashe, porté par une bruyante délégation italienne, a exulté. Mais l'excitation a été de courte durée.

Stratégie payante   

Car Djokovic n'est jamais aussi fort que dans ces moments où il est dos au mur, au milieu d'une tempête de décibels. Et il jouit d'un capital de confiance contre cet adversaire qu'il a battu deux fois en Grand Chelem, à chaque fois en quatre sets, en quarts de finale de Roland-Garros en juin et en finale de Wimbledon en juillet.

Nullement décontenancé, le Serbe a enfin brisé l’Italien une première fois pour mener 3-1, ses retours prenant de mieux en mieux la mesure du service de son adversaire. Et il a égalisé à un set partout, en remportant encore la mise de Berrettini, conscient de l'importance de servir en premier dans le suivant.

Car ce que visait alors «Djoko» s'est produit. Après un premier jeu en poche, il a immédiatement brisé Berrettini, alors brutalement ramené sur terre et dont la fébrilité était manifeste, notamment en revers, source de nombreuses fautes directes.

Fort de cette stratégie payante, le scénario s'est répété, de façon inéluctable. Les fans de Djokovic se faisant bien plus entendre ou voir, telle cette dame agitant un t-shirt floqué d'un 21/21, référence au record que peut établir seul son idole en nombre de titres majeurs remportés. 

Une perspective qui se rapproche donc. Le Arthur Ashe le sait bien, car il a réservé une ovation unanime à Djokovic, au bout du compte impressionné par sa montée en puissance. En sachant aussi qu'un formidable match se profile vendredi contre Zverev.